Trois parcs d'attractions saoudiens près de Paris : ce que prévoit le projet de Cergy-Pontoise
Annoncé lundi à l'issue de la visite de Mohammed ben Salmane, le complexe de loisirs financé par Riyad doit s'implanter sur le site de l'ancien parc Mirapolis, dans le Val-d'Oise.
L'annonce est venue clore une visite d'État de deux jours. Lundi 24 août, au terme des entretiens entre Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, Paris et Riyad ont dévoilé un projet de complexe de divertissement composé de trois parcs d'attractions, destiné à l'agglomération de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise.
Le site retenu n'est pas neutre. Il s'agit de l'ancien terrain de Mirapolis, premier grand parc à thème français, ouvert en 1987 et fermé au bout de cinq saisons seulement. Le terrain est resté largement inoccupé depuis, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.
Le financement viendrait du fonds souverain saoudien, via Qiddiya Investment Company, le véhicule qui porte déjà les grands projets de loisirs du royaume. L'enveloppe évoquée par la partie saoudienne atteint six milliards d'euros pour l'ensemble du complexe, ce qui en ferait l'un des investissements étrangers les plus lourds jamais engagés dans le secteur des loisirs en Île-de-France.
Il s'agit de l'ancien terrain de Mirapolis, premier grand parc à thème français, ouvert en 1987 et fermé au bout de cinq saisons seulement.
L'un des trois parcs serait consacré à l'univers de Dragon Ball, le manga créé par Akira Toriyama. C'est ce volet qui a retenu l'attention du public, et c'est aussi celui qui reste le plus incertain : la licence n'a pas encore été accordée par les ayants droit japonais, une démarche qui n'a rien d'une formalité et qui conditionne l'essentiel de l'identité du parc.
Le calendrier n'a pas été précisé, pas plus que le montage juridique ni la répartition entre capitaux saoudiens et partenaires français. Aucune date d'ouverture n'a été avancée par les deux gouvernements.
Le projet s'inscrit dans un ensemble plus large. La visite du prince héritier a donné lieu à la première réunion du conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, instance créée en décembre 2024, et à la signature d'accords dans la santé, les transports, l'énergie, la défense et les technologies.
D’après Le Monde.
