Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme
Après quarante-sept ans, Washington lève les derniers obstacles juridiques hérités du régime de Bachar Al-Assad.
La décision met fin à une inscription vieille de quarante-sept ans. En retirant la Syrie de sa liste des États soutenant le terrorisme, Washington lève les derniers verrous juridiques hérités de la période Assad et ouvre la voie à une réintégration du pays dans l'économie mondiale.
La portée est d'abord financière. Une telle inscription déclenche un ensemble de restrictions qui vont bien au-delà des sanctions ciblées : elle limite l'accès au système bancaire international, dissuade les assureurs et les transporteurs, et rend juridiquement risquée toute opération commerciale d'ampleur. Son retrait ne crée pas automatiquement des flux d'investissement, mais il supprime l'obstacle qui les rendait impossibles.
La presse régionale y voit l'ouverture d'une séquence nouvelle, tout en soulignant que le bénéfice pour la population dépendra de ce qui sera fait de cette marge de manoeuvre. Les besoins portent sur la reconstruction des infrastructures, le retour des services de base et la capacité des institutions à absorber des financements extérieurs sans les détourner.
Son retrait ne crée pas automatiquement des flux d'investissement, mais il supprime l'obstacle qui les rendait impossibles.
La question posée est donc moins celle du geste américain que celle de son utilisation. Une levée de contraintes juridiques crée une possibilité ; elle ne garantit ni la gouvernance ni la redistribution qui feraient de cette possibilité une amélioration concrète des conditions de vie.
D’après Courrier International.
