Surtaxe sur les grandes entreprises : le Medef estime atteindre son seuil de douleur
Patrick Martin réagit à la volonté du gouvernement de reconduire une contribution instaurée en 2025 et présentée à l'époque comme temporaire.
La mesure devait durer un an. Elle est en passe d'être prolongée, et le patronat le fait savoir. Alors que le gouvernement envisage de reconduire la surtaxe sur les grandes entreprises dans le cadre du budget, le président du Medef, Patrick Martin, a déclaré que l'on atteignait le seuil de douleur.
Cette contribution a été mise en place en 2025. Elle visait les entreprises réalisant les chiffres d'affaires les plus élevés et avait été présentée comme un effort exceptionnel, limité à un exercice, destiné à contribuer au redressement des comptes publics.
La reconduction envisagée soulève deux objections du côté des entreprises. La première tient à la prévisibilité fiscale : un dispositif annoncé comme temporaire puis prolongé fragilise la capacité des directions financières à arbitrer leurs investissements sur plusieurs exercices. La seconde tient au cumul, la surtaxe s'ajoutant à d'autres prélèvements dans un contexte où la croissance reste modérée.
Elle est en passe d'être prolongée, et le patronat le fait savoir.
Du côté de l'exécutif, l'équation est arithmétique. Le rendement de la mesure est significatif et immédiat, et il porte sur un nombre restreint de contribuables, ce qui en fait un levier politiquement moins coûteux qu'une hausse touchant l'ensemble des ménages.
Le débat rejoint celui ouvert le même jour par Bruno Le Maire sur la taxation des plus grosses fortunes. Dans les deux cas, la discussion porte moins sur le principe d'un effort supplémentaire que sur sa répartition entre patrimoines, entreprises et prestations indexées.
D’après France Info.
