À Cergy-Pontoise, le projet de parcs d'attractions divise les riverains
Entre promesse de développement et crainte de la saturation, les habitants du Val-d'Oise accueillent avec méfiance le complexe financé par Riyad.
Le site est resté vide pendant plus de trois décennies. L'annonce d'un complexe de trois parcs d'attractions sur le terrain de l'ancien Mirapolis, à Cergy-Pontoise, a réveillé un débat local que le calendrier diplomatique n'avait pas anticipé.
Du côté des élus, l'accueil est plutôt favorable. Le maire de Cergy y voit une occasion d'obtenir enfin des investissements de transport pour une agglomération qui les réclame depuis longtemps, l'argument étant qu'un équipement de cette taille rend indispensables des dessertes que la collectivité seule n'obtiendrait pas. Florence Portelli, présidente déléguée Les Républicains de la région Île-de-France, a parlé d'une chance extraordinaire pour le Val-d'Oise.
Les riverains sont plus réservés. Les inquiétudes portent d'abord sur la circulation, dans un secteur où la congestion routière est déjà quotidienne aux heures de pointe. Elles portent ensuite sur l'artificialisation des sols et sur l'ampleur des flux touristiques qu'un tel complexe attirerait, dans une zone qui n'a pas les capacités hôtelières correspondantes.
L'annonce d'un complexe de trois parcs d'attractions sur le terrain de l'ancien Mirapolis, à Cergy-Pontoise, a réveillé un débat local que le calendrier diplomatique n'avait pas anticipé.
S'y ajoute un sentiment de mise devant le fait accompli. Le projet a été rendu public à l'occasion d'une visite d'État, sans concertation préalable connue des habitants, et plusieurs acteurs locaux ont indiqué n'avoir été informés de rien.
Le précédent Mirapolis pèse également. Le parc, ouvert en 1987 avec l'ambition de devenir le grand parc à thème français, avait fermé après cinq saisons, laissant le souvenir d'un projet surdimensionné pour son marché. Aucun calendrier ni aucune procédure d'urbanisme n'ont pour l'instant été communiqués.
D’après France Info.



