Meta visé par un procès massif sur l'addiction aux réseaux sociaux
Les procureurs d'une trentaine d'États américains réclament 1 400 milliards de dollars à la maison mère de Facebook, accusée de favoriser sciemment la rétention d'attention.

Le géant technologique Meta fait face à une action en justice d'une ampleur inédite sur le sol américain. Les procureurs généraux d'une trentaine d'États ont lancé une procédure visant à démontrer que les plateformes du groupe ont été délibérément conçues pour maximiser le temps passé par les utilisateurs et engendrer une forme de dépendance numérique. Cette offensive judiciaire pourrait aboutir à des sanctions financières historiques pour l'entreprise dirigée par Mark Zuckerberg.
Au cœur de l'accusation se trouve la structure même des réseaux sociaux gérés par le groupe, tels que Facebook et Instagram. Selon les autorités judiciaires impliquées, les algorithmes et les interfaces de ces services auraient été pensés dans l'unique but de capter et de retenir l'attention du public de manière prolongée. Les plaignants affirment que cette stratégie de rétention ne relève pas d'un accident technique, mais d'une volonté manifeste de la part de la firme californienne.
Des pénalités financières record
Le montant des dommages et intérêts réclamés par la coalition d'États s'élève à 1 400 milliards de dollars. Cette somme, particulièrement élevée, reflète la volonté des procureurs de sanctionner ce qu'ils considèrent comme des pratiques commerciales dommageables à grande échelle. Si une telle pénalité était confirmée par les tribunaux, elle représenterait l'une des amendes les plus lourdes jamais imposées à une entreprise du secteur de la technologie.
Le géant technologique Meta fait face à une action en justice d'une ampleur inédite sur le sol américain.
Ce nouveau front judiciaire s'inscrit dans un contexte de pression croissante sur les réseaux sociaux aux États-Unis. Les autorités régulatrices et judiciaires s'intéressent de plus près à l'impact des mécanismes de récompense variable et de défilement infini sur la santé mentale et le comportement des usagers. Le procès devra désormais déterminer si les preuves fournies par les États suffisent à établir une responsabilité directe de Meta dans le développement de comportements addictifs liés à ses outils de communication.
Pour Meta, cet affrontement devant les tribunaux représente un défi majeur pour son modèle économique, largement fondé sur l'engagement des utilisateurs et l'exposition publicitaire qui en découle. L'issue de cette procédure pourrait redéfinir les obligations de transparence et de conception des plateformes numériques à l'échelle mondiale.
D’après Libération Monde.
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