Une marée noire menace les côtes d'Oman après l'échouement d'un pétrolier
Le Caroline Bezengi, un navire transportant du pétrole russe immobilisé depuis fin juin dans une réserve naturelle, laisse échapper d'importantes quantités de brut vers le littoral omanais.

Une catastrophe écologique majeure menace actuellement les côtes du sultanat d'Oman. Selon des informations rapportées par plusieurs agences de presse et le quotidien émirati The National, une marée noire s'est formée à la suite de l'échouement du pétrolier Caroline Bezengi. Le navire, qui transporte une cargaison de pétrole brut russe, est immobilisé depuis la fin du mois de juin dans une zone maritime protégée à proximité des îles Hallaniyat.
L'incident initial remonte à plusieurs semaines, lorsqu'une explosion dont l'origine demeure inconnue a mis le bâtiment à l'arrêt. Depuis cet événement, le navire n'émet plus de signal de positionnement sur les outils de suivi maritime comme MarineTraffic. Des images satellites récentes confirment désormais que le pétrole s'échappe de la coque endommagée et se dirige vers les terres, menaçant environ 40 kilomètres de littoral.
Un écosystème fragile sous pression
La situation suscite une vive inquiétude en raison de la localisation de l'accident. Le Caroline Bezengi est échoué au cœur d'une réserve naturelle maritime, un secteur particulièrement sensible sur le plan écologique. Interrogée par l'agence Reuters, Haneen Keskes, chercheuse pour l'organisation Greenpeace, souligne que la fuite de pétrole brut s'aggrave à un rythme exponentiel, compliquant les perspectives de préservation de la biodiversité locale.
Une catastrophe écologique majeure menace actuellement les côtes du sultanat d'Oman.
Le navire est soupçonné par plusieurs observateurs d'appartenir à la « flotte fantôme » utilisée pour transporter les hydrocarbures russes. Ce type de bâtiment opère souvent avec une transparence limitée, ce qui peut ralentir les opérations de secours et d'identification des responsabilités en cas de sinistre. Selon les autorités et les experts cités par l'Agence France-Presse, la nappe de pétrole a déjà commencé à contaminer certaines plages de la région.
Les opérations de pompage ou de sécurisation de la cargaison s'avèrent complexes alors que le navire reste bloqué depuis plus de deux mois. L'ampleur de la contamination dépendra désormais des conditions météorologiques et de la rapidité d'intervention pour contenir la nappe avant qu'elle ne sature davantage les écosystèmes côtiers d'Oman.
D’après TV5Monde Info.
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