Voitures-radar : comment ça marche et combien gagnent les chauffeurs ?
## Technologie de Voitures-Radar en France
Technologie de Voitures-Radar en France
Les voitures-radar ont été introduites sur les routes françaises en 2013. Initialement, ces véhicules banalisés étaient opérés par des gendarmes ou policiers en uniforme. Leur fonction principale est de détecter les excès de vitesse grâce à un capteur infrarouge qui mesure la vitesse des véhicules sans nécessiter de flash. Le radar peut contrôler les véhicules devant lui ou ceux qui le dépassent par la gauche.
Le dispositif est destiné à sanctionner les excès de vitesse significatifs. Ainsi, pour les véhicules roulant à moins de 100 km/h, une marge de 10 km/h est appliquée. Par exemple, un véhicule à 58 km/h ne sera pas verbalisé, car la vitesse retenue est de 48 km/h (58 km/h moins 10 km/h). Pour les vitesses supérieures à 100 km/h, une marge de 10 % est appliquée. Par exemple, un véhicule roulant à 137 km/h sur une route limitée à 130 km/h ne sera pas verbalisé car la vitesse retenue est de 123 km/h (137 km/h moins 10 %).
La géolocalisation est assurée par GPS et les informations sur les infractions sont transmises au centre de traitement des infractions, généralement l'Agence Nationale du Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI).
Externalisation des Opérations de Surveillance
L'utilisation des voitures-radar s'est intensifiée, avec un recours accru à des prestataires privés pour réaliser les contrôles. En 2025, la majorité de ces contrôles devraient être effectués par des entreprises privées. Cette année, 126 nouvelles voitures devraient être ajoutées à la flotte existante dans des régions comme Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les entreprises principales en charge de ces opérations incluent Mobium (Groupe Challancin), OTC, et Securitas/Engie.
Initialement, ces véhicules banalisés étaient opérés par des gendarmes ou policiers en uniforme.
La délégation de ces tâches à des entreprises privées permet à l'État de réallouer les forces de l'ordre à des missions plus spécialisées et d'augmenter ses recettes. L'extension des heures de patrouille des voitures-radar conduit à un plus grand nombre d'amendes, générant des revenus significativement accrus.
Selon la Ligue de Défense des conducteurs, les voitures-radar privées patrouillent plus longtemps que celles des forces de l'ordre, entraînant un nombre de contraventions par heure beaucoup plus élevé et permettant à l'État de percevoir jusqu'à 20 fois plus de revenus.
Avec l'augmentation de la flotte de véhicules, la demande de chauffeurs croît. Les candidats doivent notamment posséder un permis de conduire depuis au moins trois ans avec tous leurs points, et un casier judiciaire vierge. Bien que peu de qualifications spécifiques soient requises, une expérience en conduite ou en sécurité privée est avantageuse.
Rémunération des Chauffeurs de Voitures-Radar
Les chauffeurs reçoivent un salaire brut annuel de 25 200 euros, soit 1 850 euros bruts mensuels, avec une prime mensuelle de 250 euros bruts. Cela représente un salaire net avant impôts d'environ 1 638 euros par mois, prime incluse. Ce salaire est légèrement supérieur au salaire minimum en France, actuellement de 1 801,80 euros bruts mensuels (soit 1 426 euros nets).
La société OTC propose un salaire de 1 700 euros bruts par mois, avec des tickets-restaurant et des primes sur résultats.
D’après Journal du Geek.
