Venezuela : la Suisse n’est pas neutre et veut reverser l’argent de Nicolás Maduro
Le Conseil fédéral suisse a annoncé le blocage des avoirs potentiels du président vénézuélien Nicolás Maduro sur le territoire suisse. Cette mesure prend effet immédiatement et vise à prévenir toute fuite de capitaux pouvant être de nature illicite.
Le Conseil fédéral suisse a annoncé le blocage des avoirs potentiels du président vénézuélien Nicolás Maduro sur le territoire suisse. Cette mesure prend effet immédiatement et vise à prévenir toute fuite de capitaux pouvant être de nature illicite.
La Suisse applique cette décision conformément à la loi sur le blocage et la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite des personnes politiquement exposées à l'étranger. Le gel des avoirs restera en vigueur jusqu'à nouvel avis, pour une durée de quatre ans, et pourrait être levé si des enquêtes prouvent l'origine illégale des fonds.
Le Conseil fédéral a indiqué que cette mesure pourrait également faciliter de futures procédures d'entraide judiciaire, à condition que le pays concerné puisse fournir une enquête sur les valeurs patrimoniales acquises illicitement.
Le Conseil fédéral suisse a annoncé le blocage des avoirs potentiels du président vénézuélien Nicolás Maduro sur le territoire suisse.
Cette décision fait partie de la politique suisse consistant à bloquer des fonds potentiellement liés à des infractions pénales, tout en laissant la responsabilité aux autorités des États concernés de prouver leur illégalité. La Suisse a déjà pris des mesures similaires contre d'autres dirigeants, tels que Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie) et Hosni Moubarak (Égypte).
Les États-Unis accusent Nicolás Maduro de narco-terrorisme, de trafic de drogue et de corruption, ce qui pourrait expliquer une partie de ses avoirs en Suisse. Le blocage vise également certains de ses proches, bien qu'aucun membre du gouvernement actuel ne soit concerné.
Par ailleurs, les États-Unis envisageraient de saisir la réserve de bitcoins du Venezuela, estimée à 240 bitcoins, bien que des rapports suggèrent une réserve plus importante obtenue via des paiements pétroliers en cryptomonnaies.
D’après Presse-citron.
