Une nouvelle taxe au kilomètre se prépare pour les voitures électriques… et elle pourrait faire exploser votre budget
Depuis plusieurs décennies, les infrastructures routières ont été majoritairement financées par les taxes sur les carburants, telles que la TICPE. Cependant, l'électrification rapide du parc automobile entraîne une diminution des recettes fiscales. Au…
Depuis plusieurs décennies, les infrastructures routières ont été majoritairement financées par les taxes sur les carburants, telles que la TICPE. Cependant, l'électrification rapide du parc automobile entraîne une diminution des recettes fiscales. Au fur et à mesure que les conducteurs passent de l'essence et du diesel à l'électrique, une partie du budget de l'État diminue significativement. Ce phénomène est déjà observable et deviendra critique lorsque les véhicules électriques représenteront plus de 30 % des immatriculations, un seuil qui pourrait être atteint avant la fin de la décennie. Les économistes spécialisés en mobilité estiment que l'État devra instaurer un nouveau mode de contribution pour les véhicules ne consommant plus de carburant.
Ce modèle est déjà utilisé dans plusieurs pays, notamment pour les poids lourds. En France, certaines régions appliquent déjà une redevance kilométrique aux camions de plus de 3,5 tonnes. Le Royaume-Uni prévoit d'implémenter un système "pay-per-mile" dès 2028 avec un tarif d'environ 0,022 euro par kilomètre. En France, une taxation similaire pourrait être envisagée.
En appliquant un taux théorique de deux centimes par kilomètre, un conducteur parcourant 15 000 kilomètres par an devrait payer environ 300 euros. Cela reste raisonnable, mais pour ceux parcourant 25 000 kilomètres annuels, le coût dépasserait 500 euros, réduisant ainsi l'avantage économique des véhicules électriques. Cette taxation pourrait être perçue différemment, en particulier par les conducteurs longue distance déjà confrontés à la hausse des prix des bornes de recharge.
Depuis plusieurs décennies, les infrastructures routières ont été majoritairement financées par les taxes sur les carburants, telles que la TICPE.
La question de la mesure précise du kilométrage annuel des véhicules reste ouverte. Plusieurs options existent : intégrer la déclaration du compteur dans les contrôles techniques, utiliser des boîtiers télématiques ou exploiter les données collectées par les constructeurs. Chaque solution pose des défis, notamment en matière de protection de la vie privée. L'échec du projet Écotaxe en 2014 souligne la complexité de ces initiatives.
À ce jour, aucun texte législatif n'a été proposé et le gouvernement n'a pas communiqué de calendrier officiel. Cependant, la nécessité d'un financement durable des infrastructures routières rend probable l'adoption d'une forme de taxation proportionnelle à l'usage à l'avenir.
D’après Journal du Geek.
