Une étude scientifique met en évidence un phénomène déconcertant survenant au moment de notre mort
Les émissions de photons ultra faibles (UPE) sont de petites particules lumineuses invisibles à l'œil nu, produites spontanément par les réactions biochimiques dans les cellules. Découvertes en 1923, ces émissions ont longtemps été difficiles à…
Les émissions de photons ultra faibles (UPE) sont de petites particules lumineuses invisibles à l'œil nu, produites spontanément par les réactions biochimiques dans les cellules. Découvertes en 1923, ces émissions ont longtemps été difficiles à distinguer du bruit thermique émis par les corps chauds, rendant leur étude complexe.
Des chercheurs de l'Université de Calgary et du Conseil national de recherches du Canada ont surmonté ces défis grâce à l'utilisation de caméras EMCCD ( Electron Multiplying Charge-Coupled Device ), capables de capter les photons à l'échelle individuelle. En utilisant ces dispositifs, ils ont observé des souris et diverses espèces végétales pour capturer le moment précis de la mort des organismes . Cette étude a été publiée en avril 2025 dans The Journal of Physical Chemistry Letters .
Pour confirmer leurs observations, les chercheurs ont maintenu les souris à une température constante de 37°C, même après leur décès. Ils ont constaté que les émissions de biophotons cessaient dès que l'activité biologique s'arrêtait, prouvant que ces émissions ne sont pas liées à la chaleur corporelle mais aux espèces réactives de l'oxygène . Ces molécules, sous-produits de la respiration cellulaire, transfèrent leur énergie excédentaire en émettant des photons.
Les émissions de photons ultra faibles (UPE) sont de petites particules lumineuses invisibles à l'œil nu, produites spontanément par les réactions biochimiques dans les cellules.
Des tests supplémentaires ont été réalisés sur des plantes, notamment Arabidopsis thaliana et Schefflera arboricola . Les chercheurs ont observé que les zones endommagées par des micro-incisions émettaient un flux de photons plus intense que les tissus sains, démontrant que la lueur se concentre dans les zones de stress oxydatif maximal .
Cette recherche montre que la vie émet une signature lumineuse distincte , indépendamment de la chaleur corporelle. Ce phénomène pourrait être exploité dans le domaine médical pour des applications telles que l'évaluation de la viabilité d'un organe avant une greffe, la détection précoce de maladies neurodégénératives, ou la réalisation de biopsies optiques instantanées. Bien que ces applications soient encore théoriques, l'étude valide le concept expérimental sous-jacent.
D’après Journal du Geek.
