Une étude alarmante sur l’effet des “polluants éternels” pendant la grossesse
Les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS), développées dans les années 1950, sont omniprésentes, notamment dans les emballages alimentaires, les cosmétiques, les poêles antiadhésives et les vêtements imperméables. Ces composés, connus sous le nom…
Les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS), développées dans les années 1950, sont omniprésentes, notamment dans les emballages alimentaires, les cosmétiques, les poêles antiadhésives et les vêtements imperméables. Ces composés, connus sous le nom de « polluants éternels », persistent dans l'environnement pendant des siècles en raison de leur résistance à la dégradation.
Les PFAS sont associés à des effets toxiques sur la santé humaine, notamment des impacts sur la fertilité, le foie, les reins et un risque accru de certains cancers. Une étude récente publiée en septembre dans la revue The Lancet Planetary Health indique que l'exposition à ces substances pourrait altérer la structure cérébrale des enfants nés de mères exposées durant la grossesse.
L'étude a analysé 51 paires mère-enfant. Les chercheurs ont mesuré les concentrations de PFAS dans le sang des mères pendant la grossesse et ont effectué des scans cérébraux sur les enfants à l'âge de cinq ans. Les résultats ont montré que certains PFAS étaient associés à des modifications de la structure et des connexions cérébrales.
Selon la chimiste Tuulia Hyötyläinen de l'université d'Örebro, sept PFAS différents ont été mesurés, et certains ont montré des associations spécifiques avec la structure cérébrale. Par exemple, le PFNA et le PFOA étaient liés à des changements dans le corps calleux, une zone reliant les hémisphères cérébraux.
Les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS), développées dans les années 1950, sont omniprésentes, notamment dans les emballages alimentaires, les cosmétiques, les poêles antiadhésives et les vêtements imperméables.
D'autres modifications ont été observées dans l'hypothalamus et le lobe occipital, des régions cruciales pour le fonctionnement cérébral. Les chercheurs soulignent qu'il s'agit de corrélations et non de causalité prouvée.
Le neuroscientifique Hasse Karlsson de l'université de Turku précise qu'il n'est pas encore déterminé si les PFAS affectent directement le développement cérébral, bien qu'ils traversent le placenta et la barrière hémato-encéphalique.
Les altérations pourraient être des adaptations ou des dérèglements du développement cérébral. Des études de suivi à long terme sont nécessaires pour évaluer les effets potentiels sur le long terme.
Des différences dans la structure et les connexions cérébrales ont été observées chez des enfants exposés in utero aux PFAS. Les modifications concernent des régions cérébrales clés sans qu'un lien de causalité soit établi. Les scientifiques recommandent un suivi à long terme pour évaluer les impacts potentiels des PFAS sur le cerveau.
D’après Presse-citron.
