Une banque suisse bientôt bannie des États-Unis : pourquoi MBaer suscite la colère
Le Département du Trésor américain a accusé la banque MBaer d'être impliquée dans des activités illicites en lien avec la Russie et l'Iran. Il est allégué que la banque a facilité la corruption et le blanchiment d'argent pour des acteurs russes, ainsi…
Le Département du Trésor américain a accusé la banque MBaer d'être impliquée dans des activités illicites en lien avec la Russie et l'Iran. Il est allégué que la banque a facilité la corruption et le blanchiment d'argent pour des acteurs russes, ainsi que le financement de groupes associés au Corps des gardiens de la révolution islamique et à la Force Al-Qods.
L'enquête menée par la FINMA, le régulateur financier suisse, a révélé que la banque aurait ignoré les alertes de son département de conformité. En outre, elle aurait aidé certains clients à contourner le gel de leurs avoirs. La FINMA a mis en lumière une culture du risque incontrôlée, où la majorité des fonds entrants provenaient de clients à haut risque, sans vérifications appropriées.
En réponse à la menace des États-Unis de couper l'accès de MBaer au système financier américain, la FINMA a décidé de liquider l'établissement. La licence bancaire a été révoquée et le conseil d'administration a démissionné.
La gestion de la banque est désormais assurée par des liquidateurs externes. Bien que la banque affirme disposer de suffisamment d'actifs pour rembourser tous les créanciers, les clients subissent des restrictions. Les paiements sont limités aux francs suisses et plafonnés à 100 000 francs par personne.
Le Département du Trésor américain a accusé la banque MBaer d'être impliquée dans des activités illicites en lien avec la Russie et l'Iran.
Cette affaire sert d'avertissement à l'ensemble du secteur financier suisse. Elle souligne la collaboration avec les États-Unis dans le cadre de la lutte contre les pratiques non conformes au niveau international.
Fondée en 2018, MBaer Merchant Bank gérait environ 4,9 milliards de francs suisses pour 700 clients en 2025. Malgré cette base financière, la banque a été notablement exposée à des risques jugés disproportionnés par les autorités.
Accusations de blanchiment d'argent et financement du terrorisme par les États-Unis. Liquidation ordonnée par la FINMA suite à des menaces de sanctions américaines. Avertissement pour les petites banques privées concernant les sanctions internationales.
D’après Presse-citron.
