Un choc gazier, l’autre risque de la guerre au Moyen-Orient
Le lundi 2 mars, la compagnie publique qatarie QatarEnergy a annoncé l'interruption de sa production sur le site de Ras Laffan, la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde. Ce complexe, produisant habituellement 77 millions de tonnes de gaz…
Le lundi 2 mars, la compagnie publique qatarie QatarEnergy a annoncé l'interruption de sa production sur le site de Ras Laffan, la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde. Ce complexe, produisant habituellement 77 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, a été ciblé par des attaques de drones menées par Téhéran.
Sur les marchés, la réaction a été immédiate. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence européenne, a bondi de plus de 50 % pour atteindre 47,70 euros par mégawattheure (MWh). Cela souligne l'importance de la région non seulement dans le domaine pétrolier mais aussi dans la production et le négoce de gaz.
Les exportations de GNL du Qatar et des Émirats arabes unis, représentant environ 20 % du commerce mondial de cette ressource, transitent quotidiennement par le détroit d'Ormuz. Cette voie navigable, bordant l'Iran et le sultanat d'Oman, relie les pays du Golfe à l'océan Indien. L'insécurité dans le détroit provoque une quasi-paralysie du trafic et renforce les inquiétudes des opérateurs.
Le lundi 2 mars, la compagnie publique qatarie QatarEnergy a annoncé l'interruption de sa production sur le site de Ras Laffan, la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde.
« Le marché du gaz est plus tendu que celui du pétrole, ce qui le rend plus sensible aux chocs d'approvisionnement », selon les analystes du cabinet Oxford Economics.
D’après Le Monde.
