Un champignon de Tchernobyl pourrait protéger les astronautes lors de la conquête de Mars
## Défis Techniques pour la Colonisation de Mars
Défis Techniques pour la Colonisation de Mars
La colonisation de Mars représente un défi majeur tant sur le plan humain que logistique. Plusieurs obstacles techniques demeurent, notamment l'adaptation des vaisseaux pour le voyage et l'atterrissage, l'autonomie énergétique, la gestion des tempêtes de poussière, la synchronisation des communications, et l'absence de magnétosphère. Ces enjeux nécessitent des solutions innovantes pour assurer le succès de telles missions.
Un des enjeux cruciaux est la protection des colons contre les radiations élevées sur Mars, évaluées à environ 400 mSv par an, soit 60 fois le seuil terrestre. Actuellement, aucune combinaison ne peut offrir une protection suffisante. Plusieurs solutions ont été envisagées, telles que l'utilisation de colonies souterraines ou de combinaisons renforcées, mais une approche innovante pourrait impliquer l'utilisation d'organismes vivants comme boucliers biologiques.
Utilisation du Cladosporium sphaerospermum
Le Cladosporium sphaerospermum est une moisissure exploitant la mélanine pour convertir les radiations ionisantes en énergie via un processus appelé radiosynthèse. Cette capacité pourrait permettre de créer des barrières organiques pour bloquer les particules radioactives, tout en se multipliant de manière autonome.
Propriétés du Cladosporium sphaerospermum
Cette moisissure a été découverte dans le réacteur n°4 de Tchernobyl, où elle a démontré une résilience exceptionnelle face aux radiations. Elle utilise sa concentration en mélanine pour capter l'énergie des rayonnements gamma, transformant ainsi un stress environnemental en avantage évolutif.
La colonisation de Mars représente un défi majeur tant sur le plan humain que logistique.
Des tests à bord de la Station Spatiale Internationale ont montré que le Cladosporium sphaerospermum pouvait croître dans un environnement radiatif intense, avec une couche de 2 mm bloquant environ 2 % des radiations cosmiques. Un bouclier biologique de 20 cm pourrait suffire à protéger une base martienne.
Les blindages passifs, bien qu'utiles, présentent des inconvénients tels que le transport et l'érosion. En revanche, des colonies de Cladosporium sphaerospermum pourraient se reproduire et s'auto-réparer, utilisant le rayonnement pour renforcer la protection.
Bien que prometteur, l'usage de cette moisissure nécessite des recherches approfondies pour évaluer sa capacité à résister aux températures extrêmes de Mars et les risques de contamination biologique. Les effets à long terme de l'exposition aux spores présentent également un enjeu de santé à considérer.
D’après Journal du Geek.
