Trois questions sur le krach boursier en Corée du Sud, le pire depuis 2008
Mercredi 4 mars, la Bourse de Séoul a connu une chute importante. L'indice Kospi a baissé de plus de 12 % , clôturant à 5 093 points, soit sa pire performance depuis la crise financière mondiale de 2008. Le Kosdaq, marché des valeurs technologiques, a…
Mercredi 4 mars, la Bourse de Séoul a connu une chute importante. L'indice Kospi a baissé de plus de 12 % , clôturant à 5 093 points, soit sa pire performance depuis la crise financière mondiale de 2008. Le Kosdaq, marché des valeurs technologiques, a également reculé de 14 %.
Les autorités ont activé un mécanisme d'urgence suspendant temporairement les échanges pour éviter un effondrement total. L'année précédente, le Kospi avait connu une hausse de près de 75 % à son apogée. Samsung Electronics et SK Hynix, qui représentent environ 50 % de la capitalisation de l'indice, ont respectivement perdu 11 % et 9 % en une seule séance, entraînant le marché sud-coréen dans leur sillage.
La montée des tensions au Moyen-Orient a provoqué une hausse de 14 % des prix du pétrole en quelques jours, avec le baril de Brent atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2024. Les prix du gaz européen ont augmenté de 70 % en une semaine, suscitant des craintes d'un choc inflationniste mondial. Cela pourrait retarder les baisses de taux d'intérêt par les banques centrales.
La Corée du Sud est particulièrement touchée car elle est le huitième plus grand importateur de pétrole au monde , avec des importations nettes de brut représentant 2,7 % de son PIB. L'économie du pays, fortement dépendante de l'industrie et des exportations, est sensible aux fluctuations des prix du pétrole.
Mercredi 4 mars, la Bourse de Séoul a connu une chute importante.
Le marché sud-coréen a été influencé par une tendance récente d'investissements massifs dans les valeurs technologiques, souvent financés par crédit. Cet effet de levier amplifie les gains en cas de hausse, mais aussi les pertes en cas de baisse.
Lorsque les cours ont chuté, les courtiers ont exigé le remboursement ou le renforcement des positions des investisseurs, entraînant des ventes urgentes qui ont accentué la baisse. Certains courtiers ont cessé de proposer des prêts, aggravant la situation.
Les avis divergent quant à l'évolution future. Certains analystes considèrent que cette correction est due à une montée rapide du marché et qu'une stabilisation pourrait se produire lorsque les prix du pétrole se calmeront.
Cependant, les signaux restent préoccupants. Les investisseurs étrangers ont vendu massivement, et la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran menace l'approvisionnement en pétrole mondial.
La Bourse de Séoul a chuté de 12 %, sa pire baisse depuis 2008. Le conflit au Moyen-Orient a provoqué une hausse des prix du pétrole, menaçant l'économie sud-coréenne. Des investisseurs surendettés ont accéléré la spirale de la baisse.
D’après Presse-citron.
