“Tous espionnés” : ces radars équipés de caméras pourront bientôt être utilisés par la police pour scanner votre voiture
Le 17 décembre 2025, la Chambre haute a voté un texte proposé par le sénateur Pierre-Jean Rochette pour généraliser l'utilisation des lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation (LAPI).
Le 17 décembre 2025, la Chambre haute a voté un texte proposé par le sénateur Pierre-Jean Rochette pour généraliser l'utilisation des lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation (LAPI).
Ces dispositifs, fixes ou mobiles, scannent en temps réel les plaques d'immatriculation et peuvent photographier les occupants du véhicule. Les données collectées (numéro de plaque, heure, lieu, photo) sont croisées avec des fichiers de recherche. Jusqu'à présent, leur usage était limité à des cas spécifiques tels que le terrorisme, la criminalité organisée et le vol de véhicules. Le nouveau texte élargit considérablement ce périmètre.
Élargissement des critères d'utilisation des LAPI
La proposition de loi autorise l'utilisation des LAPI pour tous les crimes et délits punis d'au moins cinq ans d'emprisonnement, y compris le vol aggravé, le recel, l'escroquerie, l'évasion avec violence et l'aide au séjour irrégulier. Les forces de l'ordre pourront également déployer ces caméras à titre préventif lors de grands événements ou de rassemblements exceptionnels.
L'article 3 du texte prévoit qu'à partir du 1er janvier 2028, tous les nouveaux systèmes de vidéoprotection installés sur la voie publique devront intégrer un dispositif LAPI. Cela augmenterait le nombre de caméras de 650 à plus de 5 000, permettant un suivi des déplacements quotidiens d'un grand nombre de citoyens.
Le 17 décembre 2025, la Chambre haute a voté un texte proposé par le sénateur Pierre-Jean Rochette pour généraliser l'utilisation des lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation (LAPI).
En outre, la durée de conservation des données est prolongée de quelques semaines à douze mois, sous réserve d'une autorisation judiciaire. Les trajets des douze derniers mois pourront être consultés par un enquêteur sur demande.
Implications pour les libertés individuelles
La Ligue des droits de l'homme exprime des préoccupations concernant une atteinte excessive aux libertés individuelles et le risque d'une surveillance généralisée. Le texte doit encore être examiné par l'Assemblée nationale avant une éventuelle promulgation.
Le Sénat a adopté une loi étendant l'usage des LAPI à tous les délits punis d'au moins 5 ans de prison. Toutes les nouvelles caméras de vidéoprotection devront intégrer un système LAPI d'ici 2028. Les trajets pourront être stockés pendant douze mois et consultés par les enquêteurs, contre quelques semaines actuellement.
D’après Presse-citron.
