Thierry Breton interdit de séjour aux Etats-Unis : l’UE condamne les sanctions contre cinq personnalités pour leur rôle dans la régulation de la tech
Le 24 décembre, l'Union européenne (UE) a condamné les sanctions des États-Unis à l'encontre de l'ancien commissaire européen Thierry Breton et de quatre autres ressortissants européens impliqués dans la régulation de la technologie. L'UE a demandé des…
Le 24 décembre, l'Union européenne (UE) a condamné les sanctions des États-Unis à l'encontre de l'ancien commissaire européen Thierry Breton et de quatre autres ressortissants européens impliqués dans la régulation de la technologie. L'UE a demandé des clarifications aux autorités américaines, affirmant qu'elle répondrait de manière décisive si nécessaire pour défendre son autonomie réglementaire.
Bruxelles a contesté les accusations de censure portées par l'administration américaine contre l'UE concernant les géants numériques américains. La Commission européenne a réaffirmé que la liberté d'expression est un droit fondamental en Europe et que l'UE est un marché unique fondé sur des règles avec le droit souverain de réglementer l'activité économique. Les règles numériques de l'UE visent à garantir un environnement sûr et équitable pour toutes les entreprises.
Le président français, Emmanuel Macron, a critiqué les interdictions de séjour imposées par les États-Unis, les qualifiant de mesures d'intimidation contre la souveraineté numérique européenne. Le ministère espagnol des affaires étrangères a également condamné ces interdictions, soulignant l'importance de protéger un espace numérique sûr pour la démocratie en Europe.
Le 24 décembre, l'Union européenne (UE) a condamné les sanctions des États-Unis à l'encontre de l'ancien commissaire européen Thierry Breton et de quatre autres ressortissants européens impliqués dans la régulation de la technologie.
Législation Européenne sur le Numérique
Thierry Breton, ancien commissaire européen, a joué un rôle clé dans la création de la législation européenne sur les services numériques (DSA), qui impose aux plateformes des obligations de régulation, telles que le signalement de contenus problématiques. Après l'annonce des sanctions américaines contre lui, Breton a dénoncé ce qu'il appelle un "vent de maccarthysme" aux États-Unis.
Il a rappelé que 90 % du Parlement européen et les 27 États membres de l'UE ont voté en faveur du DSA, soulignant que la censure n'est pas une pratique européenne. Son successeur, Stéphane Séjourné, a exprimé sa solidarité totale, affirmant qu'aucune sanction ne nuira à la souveraineté des peuples européens.
D’après Le Monde.
