Syrie : les Kurdes se retirent d’un camp de familles de djihadistes de l’EI pour défendre leurs régions menacées par l’armée
Le mardi 20 janvier, les forces kurdes ont annoncé leur retrait du camp d'Al-Hol, situé dans le nord-est de la Syrie, en raison de menaces militaires. Ce camp abrite des familles de djihadistes du groupe État islamique (EI).
Le mardi 20 janvier, les forces kurdes ont annoncé leur retrait du camp d'Al-Hol, situé dans le nord-est de la Syrie, en raison de menaces militaires. Ce camp abrite des familles de djihadistes du groupe État islamique (EI).
Dans un communiqué, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont déclaré se repositionner près des villes du nord de la Syrie face aux menaces de l'armée. Elles ont également critiqué le manque de responsabilité de la communauté internationale.
Al-Hol est le plus grand camp de prisonniers de la zone autonome kurde en Syrie, comprenant environ 24 000 personnes, dont 15 000 Syriens et environ 6 300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, y compris des Occidentaux.
Le ministère syrien de la Défense a déclaré être prêt à prendre en charge le camp d'Al-Hol et les prisons de djihadistes. Le ministère de l'Intérieur a indiqué prendre des mesures en coordination avec la coalition internationale pour assurer la sécurité après le retrait des FDS.
Le mardi 20 janvier, les forces kurdes ont annoncé leur retrait du camp d'Al-Hol, situé dans le nord-est de la Syrie, en raison de menaces militaires.
Un accord de cessez-le-feu a permis le déploiement de l'armée syrienne dans le nord et le nord-est de la Syrie, où les FDS se sont retirées. Cet accord stipule que l'État syrien devient responsable des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde de cette question est intégrée aux institutions étatiques.
Ilham Ahmed, haut responsable de l'autorité autonome kurde, a affirmé que l'accord avec Damas n'est plus valide après l'échec des pourparlers pour résoudre leurs différends. Elle a souligné l'absence de cessez-le-feu et les attaques continues de Damas contre les régions kurdes.
Elle a également déploré l'absence de réponse de la communauté internationale à leurs appels à l'intervention.
Les FDS, soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis, ont joué un rôle clé dans la lutte contre l'EI, vaincu en 2019.
D’après Le Monde.
