Suspension du dépouillement en Zambie après des signalements de violences
La Commission électorale zambienne a interrompu le décompte des voix des élections présidentielle et parlementaires alors que le pouvoir et l'opposition s'opposent sur l'issue du scrutin.

La Commission électorale de Zambie a annoncé l'arrêt temporaire des opérations de dépouillement à la suite de troubles signalés durant le processus électoral. Cette décision intervient dans un climat de vive tension politique alors que le pays attend les résultats des élections présidentielle et parlementaires. L'organe de supervision électorale justifie cette mesure par la nécessité de répondre à des situations de « violences » dont la nature exacte n'a pas été détaillée dans l'immédiat.
Cette suspension survient alors que les deux principaux camps politiques ont adopté des postures divergentes quant aux résultats. Brian Mundubile, qui figure comme le principal adversaire du chef de l'État actuel, a officiellement revendiqué la victoire. Le chef de file de l'opposition affirme avoir remporté le scrutin dès le premier tour de l'élection présidentielle, devançant ainsi les chiffres officiels attendus.
Un appel au calme du président sortant
Face à cette proclamation prématurée de son opposant, le président sortant Hakainde Hichilema a choisi de s'adresser à la population pour temporiser. Le chef de l'exécutif a exhorté ses concitoyens à faire preuve de retenue et à rester « patients » en attendant que les autorités électorales reprennent leurs travaux et communiquent les données vérifiées.
Cette décision intervient dans un climat de vive tension politique alors que le pays attend les résultats des élections présidentielle et parlementaires.
La situation demeure incertaine dans ce pays d'Afrique australe, où le bon déroulement du scrutin est désormais suspendu à la décision de la Commission électorale de reprendre ou non le comptage des voix. Les observateurs attendent de savoir si cette pause permettra de stabiliser la situation sécuritaire ou si elle aggravera les doutes sur l'intégrité du processus de transition ou de reconduction du pouvoir.
D’après Le Monde International.


