Startups, deeptech, logiciels : le vrai bilan tech de Bpifrance au 1er semestre 2025
Le premier semestre 2025 a renforcé la position de Bpifrance en tant qu'acteur clé de la technologie en France, dans un contexte de contraction du capital-risque et de ralentissement des financements publics pour l'innovation. Bien que le volume global…
Le premier semestre 2025 a renforcé la position de Bpifrance en tant qu'acteur clé de la technologie en France, dans un contexte de contraction du capital-risque et de ralentissement des financements publics pour l'innovation. Bien que le volume global d'investissements reste élevé, les priorités de Bpifrance se sont déplacées vers la consolidation des scale-up et des grandes entreprises stratégiques, au détriment des projets en phase d'amorçage.
Les financements provenant de France 2030 ont subi une baisse significative : -68 % pour les projets IPCEI H2 (571 millions d'euros), -58 % pour les stratégies nationales d'accélération (238 millions d'euros) et -53 % pour les concours i-Nov et i-Démo. Cette diminution affecte les projets structurants dans le quantique, l'électronique et la santé.
Les fonds Deeptech Venture ont réalisé environ vingt opérations, totalisant 51 millions d'euros, ce qui représente une légère diminution par rapport à 2024. Cela reste modeste par rapport aux ambitions de la France et de l'Europe sur la scène technologique mondiale.
Bpifrance a investi 282 millions d'euros dans 89 startups au premier semestre, marquant une baisse de 20 % par rapport à 2024. Malgré cela, ce volume est significatif, surtout dans un marché français du capital-risque qui a reculé de 35 % en valeur durant la même période. Bpifrance agit ainsi comme un amortisseur systémique.
Le premier semestre 2025 a renforcé la position de Bpifrance en tant qu'acteur clé de la technologie en France, dans un contexte de contraction du capital-risque et de ralentissement des financements publics pour l'innovation.
La majorité des investissements concerne des réinvestissements dans des entreprises déjà soutenues telles que Qonto , Dalma , Veesion , et Genesis AI . Les investissements dans les sciences de la vie sont également notables, avec des participations dans EG427, Inotrem, Ambos et Fizimed.
Le capital-développement s'oriente davantage vers les scale-up et les grandes entreprises technologiques. Sur 1,8 milliard d'euros investis dans 84 entreprises, 1,6 milliard provient du segment Large Cap. Bpifrance a pris une participation dans Septeo , éditeur de logiciels français actif à l'échelle européenne, et a renforcé sa position dans Exosens , un acteur lié à la défense.
Le bilan révèle une fracture croissante : d'une part, des startups deeptech financées par des montants plus modestes et faisant face à une sélectivité accrue ; d'autre part, des scale-up bénéficiant de lourds investissements et d'une logique de consolidation.
D’après FrenchWeb.
