Soudan : les paramilitaires des FSR revendiquent la prise de la localité d’Al-Tina à la frontière avec le Tchad
Les Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan ont annoncé, le samedi 21 février, la prise de la localité d'Al-Tina, située à la frontière avec le Tchad. Cette ville était précédemment sous le contrôle des Forces conjointes, alliées de l'armée régulière…
Les Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan ont annoncé, le samedi 21 février, la prise de la localité d'Al-Tina, située à la frontière avec le Tchad. Cette ville était précédemment sous le contrôle des Forces conjointes, alliées de l'armée régulière soudanaise. Depuis avril 2023, cette armée est engagée dans un conflit avec les paramilitaires dirigés par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ».
Dans un communiqué publié sur leur chaîne Telegram, les FSR affirment avoir « pris le contrôle total de la ville stratégique d'Al-Tina, dans l'État du Darfour-Nord » . Une vidéo accompagnant le communiqué montre des combattants célébrant leur avancée.
L'armée soudanaise n'a pas encore réagi officiellement. Minni Minnawi, gouverneur pro-Khartoum du Darfour, a critiqué ce qu'il décrit comme un « comportement criminel répété qui incarne les pires formes d'exactions à l'encontre d'innocents » .
Les Forces de soutien rapide (FSR) du Soudan ont annoncé, le samedi 21 février, la prise de la localité d'Al-Tina, située à la frontière avec le Tchad.
Les FSR contrôlent actuellement la majorité de la région du Darfour, après avoir pris El-Facher, le dernier bastion de l'armée régulière dans cette zone, à la fin du mois d'octobre 2025. Cette conquête a été marquée par des actes violents, y compris des massacres, des viols et des enlèvements, selon de nombreux rapports. Jeudi dernier, la mission indépendante de l'ONU sur le Soudan a rapporté des « actes de génocide » .
Les FSR ont également mené plusieurs attaques près de la frontière avec le Tchad, entraînant la mort de deux soldats tchadiens fin décembre 2025.
Le conflit au Soudan a causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes et a provoqué le déplacement forcé de quatorze millions de personnes, créant ce que l'ONU décrit comme la « pire crise humanitaire au monde » .
D’après Le Monde.
