Séjours prolongés dans l’espace : comment les hamsters pourraient aider les astronautes ?
## Impact de l'Hibernation sur la Préservation Musculaire en Apesanteur
Impact de l'Hibernation sur la Préservation Musculaire en Apesanteur
Dans le cadre de recherches sur les effets de la microgravité sur la masse musculaire, les ingénieurs de la NASA et de l'ESA étudient les systèmes biologiques de différents organismes, notamment les mammifères hibernants. La microgravité provoque une atrophie musculaire chez les astronautes, car le squelette ne subit plus les micro-contraintes nécessaires au renouvellement des fibres musculaires. C'est pourquoi les membres d'équipage de la Station Spatiale Internationale (ISS) doivent consacrer plusieurs heures par jour à l'exercice physique.
L'étude récente de l'Université de Hiroshima, publiée le 1er décembre 2025 dans The FASEB Journal , explore comment les petits animaux hibernants, tels que les hamsters, préservent leur masse musculaire. Ces animaux peuvent réduire leur métabolisme jusqu'à n'utiliser que 2 à 5 % de leur énergie habituelle sans subir d'atrophie musculaire.
Les cellules satellites humaines, sous stress, s'activent de manière désordonnée pour maintenir les tissus musculaires, mais sans nutriments ou stimulation mécanique, elles s'épuisent rapidement et meurent par apoptose. En revanche, chez les mammifères hibernants, les cellules entrent en état de stase, évitant la dérégulation homéostatique. Elles stoppent leur cycle de division et réduisent la synthèse protéique au strict nécessaire pour maintenir la viabilité cellulaire.
Dans le cadre de recherches sur les effets de la microgravité sur la masse musculaire, les ingénieurs de la NASA et de l'ESA étudient les systèmes biologiques de différents organismes, notamment les mammifères hibernants.
Mitsunori Miyazaki, biochimiste et auteur de l'étude, précise que l'hibernation est un processus actif où les animaux suppriment la réparation musculaire de manière contrôlée et réversible, préservant ainsi leur stock de cellules souches.
Comprendre comment déclencher artificiellement cet état de veille chez l'humain pourrait protéger la masse musculaire des astronautes sans exercice physique excessif. Bien que ces travaux soient expérimentaux, leurs applications pourraient être bénéfiques dans le domaine médical, notamment pour les patients alités ou souffrant d'atrophies sévères, avant de s'appliquer éventuellement à la conquête spatiale.
D’après Journal du Geek.
