Ronald Venetiaan, ancien président du Suriname, est mort
Ronald Venetiaan, alors président du Suriname, à Port of Spain, la capitale de Trinité-et-Tobago, lors du 5ᵉ sommet des Amériques, le 17 avril 2009. YURI CORTEZ / AFP Il avait été le premier président élu du Suriname. Ronald Venetiaan, figure de la…
Ronald Venetiaan, alors président du Suriname, à Port of Spain, la capitale de Trinité-et-Tobago, lors du 5ᵉ sommet des Amériques, le 17 avril 2009. YURI CORTEZ / AFP Il avait été le premier président élu du Suriname. Ronald Venetiaan, figure de la démocratie dans ce petit pays néerlandophone du nord de l’Amérique du Sud, est mort, mercredi 5 novembre, à l’âge de 89 ans, a annoncé sa famille. Cet ancien professeur de mathématiques avait été trois fois président.
Sa première élection, en 1991, met fin à onze ans de dictature. Battu à la présidentielle de 1996, il a ensuite remporté les élections de 2000 et de 2005, restant au total quinze ans au pouvoir.
Respecté dans le pays et à l’étranger, il a notamment su rétablir l’aide économique de l’ancienne puissance coloniale, les Pays-Bas, pour son pays.
Ronald Venetiaan, alors président du Suriname, à Port of Spain, la capitale de Trinité-et-Tobago, lors du 5ᵉ sommet des Amériques, le 17 avril 2009.
« C’était un homme d’Etat et un grand fils de la nation, qui a consacré sa vie à servir le Suriname. Venetiaan a joué un rôle significatif dans le développement du pays et était particulièrement connu pour son engagement en faveur de l’éducation, de la démocratie et de la bonne gouvernance » , a souligné la présidente, Jennifer Geerlings-Simons,
Opposé à l’alliance avec le parti de l’ancien dictateur Ronald Venetiaan s’était ému ces derniers mois de l’alliance de sa formation, le Parti national Suriname (NPS), avec le Parti national démocratique (NDP) dirigé par Mme Simons et fondé par celui qui fut son principal adversaire, l’ancien dictateur Desi Bouterse,
« Un grand homme d’Etat (…) Avec son décès, je perds un mentor personnel et un homme d’Etat sous lequel j’ai servi en tant que ministre de la justice et de la police » , a, quant à lui, affirmé Chan Santokhi, ancien président battu par Mme Simons. « Il a également été exceptionnellement actif dans le domaine de l’éducation et a marqué de son empreinte le gouvernement surinamais » , a ajouté M. Santokhi sur les réseaux sociaux.
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D’après Le Monde.
