Pourquoi les personnes rousses ne ressentent pas toujours la douleur comme les autres
Les personnes ayant une pigmentation capillaire rousse représentent environ 2 % de la population mondiale. Cette particularité est due à une mutation du gène MC1R ( Melanocortin-1 Receptor ), responsable de la production de phéomélanine au lieu…
Les personnes ayant une pigmentation capillaire rousse représentent environ 2 % de la population mondiale. Cette particularité est due à une mutation du gène MC1R ( Melanocortin-1 Receptor ), responsable de la production de phéomélanine au lieu d'eumélanine. Ce gène influence non seulement la couleur des cheveux et de la peau, mais également la perception de la douleur.
Le gène MC1R joue un rôle dans la modulation de la douleur. Chez les personnes rousses, la mutation de ce gène affecte la matière grise périaqueducale du cerveau, un centre de gestion de la douleur. Cela entraîne une réception non filtrée des signaux de douleur, rendant ces personnes plus sensibles à certains stimuli, comme le froid, et moins sensibles à d'autres, comme les chocs électriques.
Une étude de 2022 publiée dans la revue Pain a démontré que les femmes rousses ressentent plus intensément le froid. En revanche, une étude de 2005 dans le Journal of Medical Genetics a montré qu'elles tolèrent mieux les chocs électriques. Cela illustre la variabilité de la perception de la douleur chez les personnes rousses par rapport à la population générale.
Les personnes ayant une pigmentation capillaire rousse représentent environ 2 % de la population mondiale.
La mutation du gène MC1R a également des implications pour la synthèse de la vitamine D. Dans les régions à faible ensoleillement, comme la Scandinavie, cette mutation permet une meilleure absorption des UV grâce à une peau plus pâle. Ce phénomène, apparu il y a environ 50 000 à 100 000 ans, a eu un impact parallèle sur la perception de la douleur, un phénomène connu sous le nom de pléiotropie.
D’après Presse-citron.
