Pourquoi les orages influencent directement l’air que nous respirons ?
Les orages, bien que spectaculaires, ont un impact significatif sur l'atmosphère en produisant divers gaz réactifs. Lorsqu'un éclair se produit, il chauffe l'air à des températures extrêmement élevées, provoquant la dissociation des molécules d'oxygène…
Les orages, bien que spectaculaires, ont un impact significatif sur l'atmosphère en produisant divers gaz réactifs. Lorsqu'un éclair se produit, il chauffe l'air à des températures extrêmement élevées, provoquant la dissociation des molécules d'oxygène et d'azote. Ce phénomène engendre des oxydes d'azote, similaires à ceux émis par les véhicules et les centrales électriques fonctionnant au charbon. Ces gaz contribuent à la formation d'ozone, une substance nocive pour les voies respiratoires.
Production de Gaz Réactifs par les Orages
Selon Kenneth Pickering, chercheur en sciences atmosphériques, environ 10 à 15% des émissions globales d'oxydes d'azote proviennent de la foudre. Contrairement aux émissions dues aux énergies fossiles, ces gaz sont libérés en altitude, favorisant la formation d'ozone dans les couches supérieures de la troposphère. Ce phénomène peut avoir des impacts à long terme sur la qualité de l'air.
Les chercheurs, utilisant le satellite TEMPO de la NASA, ont suivi en juin des orages aux États-Unis, mesurant les émissions de dioxyde d'azote à intervalles rapprochés. Ces études visent à comprendre l'impact des orages sur le climat, notamment en période estivale où l'atmosphère est plus instable.
Les orages, bien que spectaculaires, ont un impact significatif sur l'atmosphère en produisant divers gaz réactifs.
En plus des polluants, les orages produisent des radicaux hydroxyles (OH) qui agissent comme des agents nettoyants dans l'atmosphère. Ces particules dégradent des gaz à effet de serre tels que le méthane et l'excès d'ozone. Ce processus paradoxal montre comment les orages peuvent simultanément polluer et purifier l'atmosphère.
Les chercheurs s'efforcent de mieux comprendre cet équilibre. Les données préliminaires issues des observations satellitaires pourraient améliorer les modèles climatiques et les prévisions de qualité de l'air. Ces recherches sont essentielles pour prédire l'évolution chimique de l'atmosphère dans un contexte de phénomènes météorologiques extrêmes.
Les éclairs libèrent des polluants et des molécules dégradant certains gaz à effet de serre. Des observations satellitaires ont suivi des orages à haute fréquence pour analyser ces processus chimiques. Les données pourraient affiner les modèles climatiques et améliorer les prévisions de qualité de l'air.
D’après Presse-citron.
