Pourquoi le prix du sucre n’a jamais été aussi bas ? La réponse tient dans un médicament
Depuis 2021, l'inflation a marqué plusieurs secteurs tels que l'alimentation, l'énergie, et l'immobilier, bien que certains signes de ralentissement soient observés. Le sucre brut figure parmi les rares exceptions, avec son prix atteignant le niveau le…
Depuis 2021, l'inflation a marqué plusieurs secteurs tels que l'alimentation, l'énergie, et l'immobilier, bien que certains signes de ralentissement soient observés. Le sucre brut figure parmi les rares exceptions, avec son prix atteignant le niveau le plus bas depuis 2020, ayant perdu la moitié de sa valeur par rapport au sommet de 2023.
Les deux principaux producteurs mondiaux, le Brésil et l'Inde, ont enregistré des récoltes exceptionnelles en 2025. Cependant, la baisse de la demande est attribuée à l'augmentation des médicaments analogues du GLP-1, utilisés dans le traitement de l'obésité. Ces traitements réduisent l'appétit, entraînant une diminution de la consommation de produits sucrés. Les investisseurs anticipent une baisse durable de la consommation mondiale de sucre.
Les médicaments susmentionnés imitent une hormone qui signale la satiété au cerveau, réduisant ainsi la consommation de sucre. Les marchés américains et mexicains, connus pour leur consommation élevée de glucose, ressentent un impact économique notable. Selon Stephen Geldart de Czarnikow, une entreprise de commerce de gros, seuls 20 % des consommateurs représentent 65 % des ventes de produits sucrés. Ces consommateurs sont les principales cibles des fabricants de GLP-1, ce qui pourrait entraîner une chute significative des ventes.
Depuis 2021, l'inflation a marqué plusieurs secteurs tels que l'alimentation, l'énergie, et l'immobilier, bien que certains signes de ralentissement soient observés.
La production mondiale de sucre reste stable à 180 millions de tonnes par an malgré la baisse de la demande. Les défis structurels de la culture de la canne à sucre, qui nécessite plusieurs années de récolte continue, compliquent les ajustements de production face à cette nouvelle réalité du marché.
En parallèle, l'industrie laitière connaît une augmentation de la demande en protéines, en partie due aux effets secondaires des médicaments GLP-1, qui induisent une perte musculaire. Les ventes de produits riches en protéines, tels que le lactosérum, ont augmenté de manière significative, notamment au Royaume-Uni, où les ventes de fromage frais ont grimpé de 50 % en janvier 2026.
Le prix du sucre est historiquement bas en raison de la baisse de la demande liée à l'essor des médicaments anti-obésité (GLP-1). Ces traitements réduisent la consommation de sucre chez les grands consommateurs, mettant en péril l'industrie sucrière. Parallèlement, l'industrie laitière profite d'une demande accrue pour les protéines.
D’après Presse-citron.
