Pour rentrer aux États-Unis, Trump veut accéder à votre historique Internet
Les États-Unis envisagent de renforcer les contrôles pour les touristes étrangers utilisant le programme d’exemption de visa (ESTA). L'administration prévoit d'exiger la soumission de l'historique des activités sur les réseaux sociaux des cinq dernières…
Les États-Unis envisagent de renforcer les contrôles pour les touristes étrangers utilisant le programme d’exemption de visa (ESTA). L'administration prévoit d'exiger la soumission de l'historique des activités sur les réseaux sociaux des cinq dernières années pour toute demande d'autorisation électronique de voyage.
Obligation de Soumission des Données Personnelles
Cette mesure concerne les ressortissants de 42 pays, dont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et l'Australie. Elle a été publiée au Federal Register et doit entrer en vigueur dans un délai de soixante jours, sauf si elle est suspendue par la justice.
En plus des comptes sociaux, le Department of Homeland Security et les services des douanes (CBP) souhaitent collecter davantage de données, notamment les numéros de téléphone utilisés au cours des cinq dernières années, les adresses e-mail des dix dernières années, ainsi que des informations sur les membres de la famille.
L'objectif officiel de cette collecte est d'affiner les profils de risque et de croiser les informations avec d'autres bases. La vérification des réseaux sociaux, auparavant optionnelle, deviendra obligatoire, avec le risque de refus de l'ESTA en cas de non-conformité.
Les États-Unis envisagent de renforcer les contrôles pour les touristes étrangers utilisant le programme d’exemption de visa (ESTA).
Cette réforme s'inscrit dans une logique de renforcement sécuritaire avant la Coupe du monde de football 2026. Toutefois, l'introduction de ces mesures pourrait freiner le tourisme vers les États-Unis. Les prévisions indiquent une baisse de 6,3% des arrivées de touristes étrangers en 2025 par rapport à 2024.
L'examen obligatoire des réseaux sociaux pourrait dissuader certains voyageurs de se rendre aux États-Unis, par souci de confidentialité ou par crainte que d'anciens posts soient problématiques lors des contrôles.
En Europe, le projet suscite des interrogations quant à la légitimité de conditionner l'entrée sur le territoire à une analyse de la vie en ligne des visiteurs. Cette mesure entre en conflit avec les principes européens de protection de la vie privée.
D’après Journal du Geek.
