Nouvelle frappe américaine contre un navire de narcotrafiquants présumés dans le Pacifique, en pleine polémique sur l’opération militaire de Trump
Les États-Unis ont effectué une frappe dans le Pacifique ciblant un navire suspecté d'être utilisé par des narcotrafiquants, entraînant la mort de quatre personnes. Cette opération a été annoncée par l'armée américaine le jeudi 4 décembre 2025. Elle…
Les États-Unis ont effectué une frappe dans le Pacifique ciblant un navire suspecté d'être utilisé par des narcotrafiquants, entraînant la mort de quatre personnes. Cette opération a été annoncée par l'armée américaine le jeudi 4 décembre 2025. Elle s'inscrit dans une campagne militaire menée par le gouvernement Trump, qui fait l'objet de critiques de la part de l'opposition démocrate.
Depuis plusieurs mois, l'armée américaine a mené des frappes ayant causé la mort de 87 individus, principalement en mer des Caraïbes. Aucune preuve n'a été fournie concernant les liens de ces embarcations avec le trafic de drogue. La légalité de ces actions est remise en question par de nombreux experts.
Selon le Southcom, le commandement américain pour l'Amérique latine et les Caraïbes, des renseignements ont confirmé que le navire ciblé transportait des stupéfiants illicites sur une route connue pour le trafic de drogue dans l'est du Pacifique. Une vidéo diffusée montre l'explosion du bateau, et quatre hommes à bord ont été tués.
L'administration Trump et le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, sont critiqués pour une frappe dans les Caraïbes qui a touché un navire déjà endommagé, causant la mort de survivants. En septembre, une double frappe dans les eaux internationales a causé la mort de 11 personnes, et la polémique a été amplifiée par des révélations selon lesquelles des survivants auraient été tués lors d'une seconde frappe autorisée par M. Hegseth.
Les États-Unis ont effectué une frappe dans le Pacifique ciblant un navire suspecté d'être utilisé par des narcotrafiquants, entraînant la mort de quatre personnes.
Jim Himes, représentant démocrate, a déclaré aux médias qu'une vidéo montrait deux personnes en détresse tuées par l'armée américaine, qualifiant cela de perturbant. L'amiral Frank Bradley, chargé des opérations spéciales, aurait donné l'ordre de cette frappe.
Par ailleurs, Tom Cotton, chef de la commission du Sénat sur le renseignement, a défendu la décision en affirmant que l'amiral n'avait pas reçu d'instructions pour éliminer tous les marins.
Cette campagne militaire s'inscrit dans le contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et le Venezuela. Le président Trump accuse Nicolas Maduro de diriger un cartel de drogue, ce que ce dernier dément fermement, dénonçant une tentative de déstabilisation de son gouvernement par les États-Unis sous couvert de lutte contre le narcotrafic.
D’après Le Monde.
