Nouvel affrontement entre l’Afghanistan et le Pakistan : cinq morts, dont quatre civils
Quatre civils et un soldat ont été tués lors de tirs nocturnes entre le Pakistan et l'Afghanistan dans une région frontalière. Le gouvernement afghan a signalé cinq blessés, tandis que le Pakistan n'a pas rapporté de victimes.
Quatre civils et un soldat ont été tués lors de tirs nocturnes entre le Pakistan et l'Afghanistan dans une région frontalière. Le gouvernement afghan a signalé cinq blessés, tandis que le Pakistan n'a pas rapporté de victimes.
Les autorités talibanes d'Afghanistan et le gouvernement pakistanais se sont accusés mutuellement d'avoir initié les hostilités, qui ont cessé tard dans la soirée de vendredi. Selon le porte-parole taliban, Zabihullah Mujahid, le Pakistan aurait attaqué la région de Spin Boldak, obligeant les forces afghanes à réagir.
De son côté, le porte-parole du Premier ministre pakistanais, Mosharraf Zaidi, a affirmé que les talibans afghans avaient tiré sans provocation, entraînant une réponse armée pakistanaise.
Des résidents des deux côtés de la frontière ont rapporté des tirs intenses. À Spin Boldak, un obus de mortier a blessé un habitant, tandis que dans la zone de Chaman, côté pakistanais, des fragments d'obus ont blessé plusieurs personnes.
Quatre civils et un soldat ont été tués lors de tirs nocturnes entre le Pakistan et l'Afghanistan dans une région frontalière.
Les relations entre le Pakistan et l'Afghanistan se sont détériorées depuis mi-octobre, avec environ 70 morts signalés. La frontière a été fermée depuis le 12 octobre, interrompant les échanges commerciaux.
Un cessez-le-feu avait été établi le 19 octobre grâce à la médiation du Qatar et de la Turquie, mais les hostilités ont repris. Les négociations pour un cessez-le-feu durable en Turquie ont échoué début novembre.
Le Pakistan a déclaré le 28 novembre que le cessez-le-feu ne tenait plus, en raison des attaques de groupes terroristes présumés soutenus par l'Afghanistan, notamment les talibans pakistanais (TTP).
La situation reste tendue, avec des impacts significatifs sur la sécurité régionale et les relations bilatérales.
D’après Le Monde.
