Nous nous étions trompés sur Uranus : cette découverte corrige 40 ans de malentendu
Depuis quarante ans, Uranus a été classée parmi les planètes « à part » en raison de son environnement spatial. Comme la Terre, elle est entourée d'un champ magnétique qui la protège des particules chargées, formant des zones de radiations autour de la…
Depuis quarante ans, Uranus a été classée parmi les planètes « à part » en raison de son environnement spatial. Comme la Terre, elle est entourée d'un champ magnétique qui la protège des particules chargées, formant des zones de radiations autour de la planète. Lors du survol de 1986, la sonde Voyager 2 avait détecté une grande quantité d'électrons énergétiques, piégés par ce champ magnétique.
À l'époque, les scientifiques s'interrogeaient sur l'origine de cette énergie, notamment compte tenu de la distance d'Uranus par rapport au Soleil et de la faiblesse des vents solaires à cet endroit. Depuis lors, aucun instrument n'a confirmé les observations de Voyager 2, jusqu'à récemment. Des chercheurs du Southwest Research Institute ont réexaminé les données et ont déterminé que l'intensité des ceintures d'électrons autour d'Uranus avait été surestimée. Cette recherche a été publiée le 21 novembre dans la revue Geophysical Research Letters .
L'équipe, dirigée par Robert C. Allen, a émis l'hypothèse que les ceintures de radiation d'Uranus étaient anormales lors du passage de Voyager 2. À ce moment, la planète était sous l'influence d'une Co-rotating Interaction Region (CIR), une zone de vent solaire plus turbulent, qui a temporairement renforcé l'environnement magnétique d'Uranus.
Les données enregistrées ont été prises comme références en l'absence d'autres observations, établissant Uranus comme une planète à l'environnement radiatif exceptionnel. Cependant, cette conclusion était basée sur des informations limitées, capturées dans un contexte spatial peu compris à l'époque. Voyager 2 a rencontré un pic d'énergie inhabituel, non représentatif de l'état normal de la planète.
Depuis quarante ans, Uranus a été classée parmi les planètes « à part » en raison de son environnement spatial.
Des comparaisons ont été faites avec un épisode documenté en 2019 autour de la Terre, où une perturbation des vents solaires a temporairement augmenté l'énergie des électrons sans altérer le champ magnétique terrestre. Un mécanisme similaire pourrait expliquer les mesures de Voyager 2 sur Uranus.
Ces nouvelles données suggèrent l'intérêt de retourner vers les géantes glacées avec des missions dédiées pour mieux comprendre Uranus et, par extension, des planètes similaires telles que Neptune ou des exoplanètes comparables.
Les observations de Voyager 2 ont conduit à une mauvaise interprétation de l'environnement d'Uranus pendant 40 ans. Les chercheurs ont démontré que l'intensité des électrons autour d'Uranus était surestimée en raison d'une anomalie temporaire. Cette découverte encourage la planification de nouvelles missions pour approfondir notre compréhension d'Uranus.
D’après Presse-citron.
