Nicolas Sarkozy n’est plus à la tête d’Accor, suite à la pression d’un fonds activiste
## Démission de Nicolas Sarkozy du Conseil d'Administration d'Accor
Démission de Nicolas Sarkozy du Conseil d'Administration d'Accor
Le mercredi 17 décembre, Nicolas Sarkozy a pris la décision de démissionner de son poste d'administrateur du groupe hôtelier Accor. Son mandat, initialement prévu jusqu'en 2028, est donc interrompu avec effet immédiat.
Dans un communiqué, la société Accor a exprimé son regret quant à cette démission tout en reconnaissant les motivations de l'ancien président :
Le conseil regrette la décision de Nicolas Sarkozy et en comprend les motivations. À l’unanimité, il tient à lui exprimer sa sincère reconnaissance pour son engagement et la qualité de ses contributions tout au long des huit années d’exercice de son mandat. Le conseil le remercie pour son implication et sa vision stratégique, qui ont été des soutiens précieux pour le groupe et ont participé à son rayonnement en France et à l’international.
Sébastien Bazin, président du conseil d'administration d'Accor, a également exprimé sa gratitude envers Nicolas Sarkozy pour son rôle significatif au sein de l'entreprise :
Le mercredi 17 décembre, Nicolas Sarkozy a pris la décision de démissionner de son poste d'administrateur du groupe hôtelier Accor.
Je tiens, en mon nom et en celui des administrateurs du groupe, à remercier très chaleureusement Nicolas Sarkozy d’avoir contribué, depuis tant d’années, aux travaux du conseil d’administration. Il aura, pendant toutes ces années à nos côtés, marqué de son empreinte la transformation et la croissance du groupe Accor et joué un rôle majeur pour définir, accompagner et soutenir l’ambition du conseil et de la direction générale au service du groupe, de ses collaborateurs et de ses actionnaires.
Le fonds d'investissement Parvus, qui détient 11 % du capital d'Accor, avait exprimé à plusieurs reprises son mécontentement concernant le maintien de Nicolas Sarkozy en tant qu'administrateur malgré ses condamnations judiciaires. Bien que cela n'ait pas été confirmé officiellement par la direction, cette situation a sans doute contribué à la décision de M. Sarkozy.
Nicolas Sarkozy demeure administrateur au sein de deux autres groupes français : Lagardère et LOV. Lagardère est contrôlé à 66 % par le groupe de Vincent Bolloré, tandis que LOV est une holding gérant notamment Banijay et Betclic.
D’après Presse-citron.
