Négociations Iran-Etats-Unis : la priorité doit être la fin de la « répression », avant le nucléaire, plaide Jean-Noël Barrot
## Négociations Diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran
Négociations Diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné que les négociations entre les États-Unis et l'Iran, prévues le vendredi 6 février à Istanbul, doivent se concentrer sur la fin de la répression, la libération des prisonniers, le rétablissement des communications et la liberté du peuple iranien. Les discussions incluront également des questions nucléaires, des missiles et du soutien aux organisations terroristes.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a mandaté Abbas Araghtchi pour des négociations directes avec les États-Unis, avec la médiation de l'Égypte, du Qatar, d'Oman et de la Turquie. M. Pezeshkian insiste sur des « négociations équitables dans le cadre des intérêts iraniens » dans un environnement sans menaces ni demandes déraisonnables.
Le président américain, Donald Trump, a exprimé sa confiance dans la possibilité d'un accord, malgré les tensions récentes entre les deux pays. L'Iran affirme ne pas chercher à se doter de l'arme nucléaire, malgré les accusations occidentales, et défend son droit à un programme nucléaire civil sous le traité de non-prolifération (TNP).
Les discussions précédentes avaient échoué sur la question de l'enrichissement d'uranium, les États-Unis exigeant son arrêt total, ce que l'Iran refuse.
Les discussions incluront également des questions nucléaires, des missiles et du soutien aux organisations terroristes.
M. Araghtchi a déclaré que l'Iran est prêt à discuter d'une levée des sanctions, mais exclut de discuter de ses capacités de défense.
En Iran, la répression des manifestations a entraîné des arrestations massives et un nombre élevé de morts. L'ONG Human Rights Activists News Agency rapporte plus de 42 000 arrestations et 6 854 morts confirmées, principalement parmi les manifestants.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes, principalement des membres des forces de sécurité ou des passants, selon leurs déclarations.
D’après Le Monde.
