Minnesota : un juge fédéral interdit la détention de réfugiés en situation légale
Un juge fédéral américain a interdit à l'administration de Donald Trump de détenir des réfugiés sans statut de résident permanent mais résidant légalement dans le Minnesota.
Un juge fédéral américain a interdit à l'administration de Donald Trump de détenir des réfugiés sans statut de résident permanent mais résidant légalement dans le Minnesota.
Dans une ordonnance publiée le mercredi 28 janvier, le juge fédéral John Tunheim a précisé que l'administration peut poursuivre l'application des lois sur l'immigration et l'examen du statut des réfugiés, mais sans arrêter ni détenir ces personnes légalement admises sur le sol américain. Le juge a ainsi ordonné la libération des réfugiés concernés.
Donald Trump a déployé un grand nombre d'agents fédéraux anti-immigration au Minnesota. En janvier, les autorités fédérales ont lancé un programme visant à réexaminer le statut légal d'environ 5 600 réfugiés de cet État, n'ayant pas encore reçu leur carte verte.
L'ordonnance stipule que tout réfugié détenu dans le cadre du réexamen de son statut doit être immédiatement remis en liberté. Ces réfugiés ont déjà subi des contrôles d'antécédents et des vérifications rigoureuses par diverses agences fédérales avant d'être autorisés à entrer aux États-Unis.
Un juge fédéral américain a interdit à l'administration de Donald Trump de détenir des réfugiés sans statut de résident permanent mais résidant légalement dans le Minnesota.
Un autre juge a critiqué la police de l'immigration pour son manque de respect envers les décisions de justice. Dans une ordonnance, le juge fédéral en chef du Minnesota, Patrick Schiltz, a affirmé que l'ICE ne fait pas sa propre loi.
Le juge avait convoqué Todd Lyons, directeur par intérim de l'ICE, pour expliquer la détention prolongée d'un réfugié équatorien malgré une ordonnance de libération. L'agence a finalement libéré l'individu, annulant l'audience prévue.
Le tribunal a exprimé des préoccupations persistantes, estimant qu'il est probable que l'ICE ait violé plus d'ordonnances judiciaires en janvier 2026 que certaines agences fédérales durant toute leur existence.
D’après Le Monde.
