Mercosur : Emmanuel Macron « prend le risque d’une censure » du gouvernement s’il vote pour l’accord de libre-échange, prévient Bruno Retailleau
Le président du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, a émis un avertissement concernant l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et les pays du Mercosur. Le mercredi 7 janvier 2026, il a affirmé qu'un vote en faveur de cet accord…
Le président du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, a émis un avertissement concernant l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et les pays du Mercosur. Le mercredi 7 janvier 2026, il a affirmé qu'un vote en faveur de cet accord par Emmanuel Macron pourrait entraîner une censure du gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu.
Cette déclaration s'inscrit dans une série de mises en garde provenant de diverses personnalités politiques, exhortant le président de la République à rejeter cet accord commercial. Les agriculteurs français, en particulier, ont exprimé leur opposition.
Le traité est « inacceptable en l’état »
Une réunion importante se tient à Bruxelles, où les ministres de l'agriculture des Vingt-Sept doivent discuter de cet accord. Un vote des États membres est prévu pour vendredi. Le gouvernement français n'a pas encore précisé sa position, bien qu'il ait qualifié le traité de « ni juste ni équitable » et « inacceptable en l’état », selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Des avancées ont été notées sur la « clause de sauvegarde » demandée par la France, mais les « mesures miroirs » restent insuffisantes selon les normes sanitaires et environnementales européennes.
Le président du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, a émis un avertissement concernant l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et les pays du Mercosur.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé une augmentation budgétaire pour la politique agricole commune (PAC) 2028-2034, avec une allocation anticipée de 45 milliards d'euros dès 2028. Cette initiative a été saluée par Emmanuel Macron.
Cependant, cette annonce a été critiquée par plusieurs députés, dont François Ruffin et Manuel Bompard, qui estiment que ces aides ne justifient pas l'acceptation de l'accord Mercosur. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, soupçonne Emmanuel Macron de préparer une décision défavorable aux agriculteurs français.
Le vote se fera à la majorité qualifiée des États de l'UE. La France pourrait se retrouver isolée si l'Italie accepte l'accord, rendant difficile la formation d'une minorité de blocage. Le Parlement européen pourrait intervenir pour interrompre la procédure d'adoption du Mercosur.
D’après Le Monde.
