Mark Zuckerberg se défend d’avoir cherché à rendre Facebook et Instagram addictifs, lors d’un procès des réseaux sociaux
## Audition de Mark Zuckerberg devant le jury à Los Angeles
Audition de Mark Zuckerberg devant le jury à Los Angeles
Le 18 février 2026, lors de son audition devant un jury à Los Angeles, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a exprimé des regrets concernant le délai pris par Instagram pour limiter l'accès des utilisateurs de moins de 13 ans. Il a tenté de convaincre que Meta ne cherche plus à maximiser le temps passé sur ses plateformes.
Lors de cette audience de six heures, Mark Zuckerberg a défendu Meta contre les accusations portées par des milliers de familles américaines. Ces familles affirment que les plateformes Instagram et YouTube ont été conçues pour être addictives, même chez les enfants. Ce procès vise à déterminer si ces plateformes peuvent être tenues responsables des problèmes de santé mentale d'une jeune Californienne de 20 ans.
Instagram a commencé à demander la date de naissance des nouveaux utilisateurs en 2019, avant d'étendre cette obligation aux utilisateurs existants en 2021. Depuis 2022, la vérification de l'âge a été renforcée. Mark Zuckerberg a reconnu que ces mesures auraient pu être mises en place plus tôt.
Il a tenté de convaincre que Meta ne cherche plus à maximiser le temps passé sur ses plateformes.
Documents internes et objectifs de temps passé
Un document interne de 2018 révélait qu'en 2015, environ 4 millions de comptes Instagram appartenaient à des enfants de moins de 13 ans. À l'époque, Instagram estimait que 30% des 10-12 ans aux États-Unis utilisaient la plateforme. En 2015, l'objectif était d'augmenter de 12% le temps moyen passé sur Instagram sur trois ans. Mark Zuckerberg a déclaré que l'accent est maintenant mis sur l'utilité et la valeur plutôt que sur le temps passé.
Mark Zuckerberg a évoqué les outils de régulation disponibles sur Instagram, bien que seulement 1,1% des adolescents utilisent la fonction "temps limite quotidien" et 2% la fonction "faites une pause". Il a également suggéré que la vérification de l'âge devrait être gérée par les systèmes d'exploitation des smartphones plutôt que par chaque application.
Ce procès, ainsi que deux autres similaires prévus à Los Angeles, visent à explorer la responsabilité des réseaux sociaux dans les problèmes de santé mentale chez les jeunes. TikTok et Snapchat ont conclu un accord confidentiel avec la plaignante, mais restent concernés par d'autres plaintes.
D’après Le Monde.
