Liban : « Dans le Sud, la guerre continue et les habitants ne peuvent pas revenir chez eux »
Riad Al-Assaad, un ingénieur en construction et expert en infrastructures âgé de 67 ans, partage son temps entre Beyrouth et le village de Zrariyé, dans le sud du Liban. Il participe à un projet en collaboration avec l'université américaine de Beyrouth…
Riad Al-Assaad, un ingénieur en construction et expert en infrastructures âgé de 67 ans, partage son temps entre Beyrouth et le village de Zrariyé, dans le sud du Liban. Il participe à un projet en collaboration avec l'université américaine de Beyrouth concernant le recyclage des gravats issus du conflit entre Israël et le Hezbollah, qui s'est déroulé du 23 septembre 2024 au 27 novembre 2024.
Politiquement engagé, Al-Assaad a été plusieurs fois candidat indépendant aux élections législatives. Dans les années 1980, il a pris les armes contre l'occupation israélienne du sud du Liban au sein de la milice chiite Amal, avant de quitter le groupe. Il décrit une situation tendue dans le sud du Liban, où les bombardements israéliens continuent à intervalles réguliers malgré un cessez-le-feu proclamé fin novembre 2024.
Riad Al-Assaad, un ingénieur en construction et expert en infrastructures âgé de 67 ans, partage son temps entre Beyrouth et le village de Zrariyé, dans le sud du Liban.
Les habitants du sud du Liban expriment une grande fatigue et anxiété en raison de l'incertitude de leur avenir. La situation est décrite comme une « drôle de guerre », où ni la paix ni la guerre totale ne prévalent. Bien que l'armée israélienne affirme cibler le Hezbollah, les Nations Unies ont recensé au moins 130 victimes civiles au Liban depuis le cessez-le-feu. Environ 100 000 à 120 000 habitants de la zone frontalière restent déplacés.
D’après Le Monde.
