Les scientifiques pensent que l’univers ralentit : faut-il s’inquiéter de cette découverte ?
La cosmologie moderne est confrontée à une question complexe concernant l'expansion de l'univers, connue sous le nom de "tension de Hubble". Cette tension résulte des différences observées dans les mesures de la vitesse à laquelle l'univers s'étend, en…
La cosmologie moderne est confrontée à une question complexe concernant l'expansion de l'univers, connue sous le nom de "tension de Hubble". Cette tension résulte des différences observées dans les mesures de la vitesse à laquelle l'univers s'étend, en fonction de la méthode utilisée. Deux études récentes ont proposé une nouvelle approche pour mesurer l'expansion de l'univers, suggérant qu'elle pourrait être plus lente que précédemment estimé.
La constante de Hubble, nommée d'après l'astronome Edwin Hubble, est une mesure de la vitesse d'expansion de l'univers, exprimée en kilomètres par seconde par mégaparsec (km/s/Mpc). Les mesures locales, basées sur l'observation des supernovas, estiment cette constante à 73 km/s/Mpc, tandis que les mesures à grande échelle, utilisant le fond diffus cosmologique, la fixent à 68 km/s/Mpc. Cet écart de 5 km/s/Mpc représente une différence significative dans la compréhension cosmologique.
Deux équipes de recherche ont investigué les groupes de galaxies Centaurus A et M81 afin de proposer une nouvelle méthode de mesure, indépendante des biais potentiels des méthodes existantes. Leurs calculs estiment l'expansion de l'univers à 64 km/s/Mpc, une valeur inférieure aux précédentes estimations.
La cosmologie moderne est confrontée à une question complexe concernant l'expansion de l'univers, connue sous le nom de "tension de Hubble".
Cette nouvelle estimation pourrait avoir des implications majeures pour la cosmologie contemporaine. Si confirmée, elle pourrait résoudre la tension de Hubble sans nécessiter une révision radicale des modèles actuels, tels que le modèle ΛCDM, qui repose sur la matière ordinaire, la matière noire, et l'énergie sombre. Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour valider cette hypothèse à l'échelle cosmologique.
Les études récentes suggèrent une expansion de l'univers plus lente que prévu. La tension de Hubble pourrait résulter de biais dans les méthodes de mesure actuelles. Une confirmation de ces nouvelles estimations pourrait stabiliser la théorie cosmologique actuelle.
D’après Presse-citron.
