Les islamistes syriens détenus au Liban, obstacle au rapprochement entre Beyrouth et Damas
Plus d’un an après la chute de Bachar Al-Assad, la normalisation des relations entre le nouveau régime syrien et le pouvoir libanais est toujours en attente. Malgré des visites officielles et une coopération sécuritaire à la frontière, les progrès…
Plus d’un an après la chute de Bachar Al-Assad, la normalisation des relations entre le nouveau régime syrien et le pouvoir libanais est toujours en attente. Malgré des visites officielles et une coopération sécuritaire à la frontière, les progrès restent limités. Un point de discorde majeur est le dossier des détenus islamistes syriens au Liban. L'équipe d'Ahmed Al-Charaa, président de transition syrien, a posé comme condition leur transfert pour toute avancée dans les relations bilatérales.
Sur près de 2 700 prisonniers syriens incarcérés au Liban, environ 600, liés à des affiliations islamistes, sont concernés par la demande de rapatriement judiciaire émise par Damas. Parmi eux, plus d'une centaine ont été accusés ou condamnés pour actes terroristes par le tribunal militaire de Beyrouth, tandis que d'autres sont accusés d'avoir participé à des combats contre l'armée libanaise.
Plus d’un an après la chute de Bachar Al-Assad, la normalisation des relations entre le nouveau régime syrien et le pouvoir libanais est toujours en attente.
Au cours de la décennie 2010, plusieurs attentats au Liban ont été revendiqués par des djihadistes syriens. Des affrontements ont opposé les forces libanaises à des militants armés anti-Al-Assad dans l'est du pays. Certains de ces militants étaient membres du Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida de 2013 à 2016, qui est devenu le groupe Hayat Tahrir Al-Cham. Son dirigeant, Ahmed Al-Charaa, connu sous le nom de guerre Abou Mohammed Al-Joulani, a renversé Bachar Al-Assad le 8 décembre 2024 pour prendre le contrôle de la Syrie.
D’après Le Monde.
