Les États-Unis promettent la « liberté » aux internautes européens
Le département d'État américain développe un site intitulé freedom.gov , conçu pour permettre aux utilisateurs d'accéder à des contenus interdits dans certains pays. Ces contenus peuvent inclure des propos qualifiés de haineux, de la propagande…
Le département d'État américain développe un site intitulé freedom.gov , conçu pour permettre aux utilisateurs d'accéder à des contenus interdits dans certains pays. Ces contenus peuvent inclure des propos qualifiés de haineux, de la propagande terroriste ou d'autres publications jugées illégales par les autorités locales ou par des législations comme le DSA européen. Si un contenu est censuré par le gouvernement français ou l'UE, Washington pourrait offrir un moyen d'accès alternatif.
Des sources indiquent que le portail pourrait intégrer une fonction de type VPN pour simuler une connexion provenant des États-Unis. Il est à noter que l'activité des utilisateurs ne serait pas tracée.
Le lancement était prévu lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, du 14 au 16 février. Cependant, le projet n'a pas été dévoilé à ce moment-là. Le département d'État a précisé qu'il n'y a pas de retard ni de programme spécifique visant à contourner les lois européennes. Un porte-parole a souligné que « la liberté numérique est une priorité », mentionnant des technologies comme les VPN.
Le département d'État américain développe un site intitulé freedom.gov , conçu pour permettre aux utilisateurs d'accéder à des contenus interdits dans certains pays.
Actuellement, freedom.gov se limite à une page d'accueil avec une animation de Paul Revere, symbole de résistance durant la guerre d'indépendance américaine, et un slogan affirmant « La liberté arrive ». Le site appelle à revendiquer le droit à la liberté d'expression.
Ce projet intervient dans un contexte de tensions entre Washington et Bruxelles. L'administration américaine critique l'Union européenne pour ses lois interdisant les contenus haineux, la désinformation et l'apologie du terrorisme. Le règlement sur les services numériques (DSA) impose aux grandes plateformes le retrait des contenus illégaux sous peine d'amende.
Par exemple, X (anciennement Twitter), propriété d'Elon Musk, a été sanctionné à hauteur de 120 millions d'euros en décembre pour manquements aux obligations de transparence. En Allemagne, plus de 16 000 contenus liés au terrorisme ont été retirés en 2024 après 482 ordres de retrait. En France, les autorités enquêtent sur X pour manipulation présumée d'algorithmes et diffusion de contenus illicites. Le projet freedom.gov pourrait exacerber les tensions avec l'Europe.
D’après Journal du Geek.
