Les astronomes sont stupéfiés : cette comète n’obéit à aucune loi physique de notre Système solaire
La comète interstellaire 3I/ATLAS présente des caractéristiques atypiques qui intriguent la communauté scientifique. À des millions de kilomètres du Soleil, elle éjecte déjà du gaz et de la poussière, alors que la chaleur solaire est insuffisante pour…
La comète interstellaire 3I/ATLAS présente des caractéristiques atypiques qui intriguent la communauté scientifique. À des millions de kilomètres du Soleil, elle éjecte déjà du gaz et de la poussière, alors que la chaleur solaire est insuffisante pour provoquer la sublimation de la glace d'eau.
Caractéristiques de la comète 3I/ATLAS
En général, les comètes du système solaire restent inactives jusqu'à leur rapprochement avec le Soleil, où la glace commence à se sublimer. Cependant, 3I/ATLAS montre une activité inattendue à des températures d'environ -150 °C, bien en dessous du seuil de sublimation de l'eau.
Des chercheurs de l'Université d'Auburn ont utilisé plusieurs télescopes pour étudier ce phénomène. Les résultats, publiés le 30 septembre dans The Astrophysical Journal Letters , indiquent que la physique de 3I/ATLAS diffère de celle des comètes connues, suggérant une origine interstellaire.
La sublimation produit les traînées lumineuses des comètes, composées de poussières et de gaz. 3I/ATLAS semble s'être "réveillée" prématurément, agissant comme si elle avait une source d'énergie interne. Les observations du télescope Swift montrent une libération anormalement élevée de vapeur d’eau, suggérant une activité sur une large zone du noyau.
La comète interstellaire 3I/ATLAS présente des caractéristiques atypiques qui intriguent la communauté scientifique.
Les chercheurs pensent que la comète pourrait contenir des glaces volatiles, comme le monoxyde de carbone (CO) ou le dioxyde de carbone (CO₂), qui se subliment à des températures très basses. Cela indiquerait une formation dans un système stellaire aux conditions différentes de celles du système solaire.
La proportion importante de vapeur d'eau dans le dégazage de 3I/ATLAS, représentant plus de 90 %, est inattendue à une distance de 2,90 unités astronomiques du Soleil. Cela suggère un comportement comme si elle était plus proche du Soleil qu'elle ne l'est réellement.
3I/ATLAS présente également une variabilité inhabituelle de sa luminosité, indépendamment de sa distance au Soleil, probablement due à des éruptions de gaz ou à une rotation instable du noyau. Cette comète remet en question les modèles théoriques basés sur les comètes du système solaire, soulignant la diversité des corps célestes au-delà de notre système.
3I/ATLAS montre une activité inhabituelle loin du Soleil, libérant de la vapeur d'eau en grande quantité. Elle pourrait contenir des glaces volatiles d'un autre système stellaire, se sublimant à basse température. Son comportement oblige à réévaluer les modèles sur la formation et l’évolution des comètes.
D’après Presse-citron.
