Les affrontements à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge reprennent, quatre civils cambodgiens et un soldat thaïlandais tués
Le lundi 8 décembre, des affrontements ont eu lieu à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, entraînant la mort de quatre civils cambodgiens et d'un soldat thaïlandais. Chaque pays accuse l'autre d'avoir provoqué l'incident, survenant moins de…
Le lundi 8 décembre, des affrontements ont eu lieu à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, entraînant la mort de quatre civils cambodgiens et d'un soldat thaïlandais. Chaque pays accuse l'autre d'avoir provoqué l'incident, survenant moins de deux mois après la signature d'un cessez-le-feu qualifié d'historique, signé le 26 octobre.
Depuis la reprise des hostilités, environ 35 000 personnes ont été évacuées du côté thaïlandais, tandis que les autorités cambodgiennes rapportent l'évacuation de plus de 1 000 familles de la province d’Oddar Meanchey.
Des premiers incidents avaient été signalés dimanche soir, avec une intensification des tensions dans la nuit. Selon l'armée thaïlandaise, des attaques ont été menées par le Cambodge dans la province d'Ubon Ratchathani, causant la mort d'un soldat et blessant au moins huit autres. De son côté, le Cambodge affirme que les forces thaïlandaises ont attaqué les provinces de Preah Vihear et d’Oddar Meanchey, sans riposte de la part de ses troupes.
Le lundi 8 décembre, des affrontements ont eu lieu à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, entraînant la mort de quatre civils cambodgiens et d'un soldat thaïlandais.
Le premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, président actuel de l’Asean, a exhorté les deux parties à faire preuve de retenue. Le premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a répondu en insistant sur la nécessité pour les agresseurs de cesser leurs actes.
L'accord de cessez-le-feu d'octobre avait été suspendu en novembre par la Thaïlande après l'explosion d'une mine blessant quatre soldats. La Thaïlande accuse régulièrement le Cambodge d'installer de nouvelles mines, ce que le Cambodge attribue à des vestiges de conflits antérieurs.
Le Cambodge a exprimé sa détermination à respecter le cessez-le-feu. Les deux pays avaient convenu de retirer leurs armes lourdes, de déminer les zones frontalières et de poursuivre le dialogue, sans pour autant régler le différend frontalier datant de l'époque coloniale française.
D’après Le Monde.
