Les actifs latents, le portefeuille invisible du venture
## Les actifs latents dans le capital-risque
Les actifs latents dans le capital-risque
Dans le secteur du capital-risque, une tension persiste entre les récits de succès et d'échec. Certains vantent les succès des licornes et des levées de fonds, tandis que d'autres soulignent les valorisations irréalistes et les levées insuffisantes pour résoudre des problèmes fondamentaux. Entre ces deux extrêmes se trouvent des entreprises viables mais bloquées dans les portefeuilles, manquant de liquidité réelle.
Le secteur est marqué par une forte opacité, en partie due à sa nature privée et au fait que le succès est souvent mesuré par des signaux non probants, tels que des levées de fonds ou des prix symboliques. Cette culture du storytelling se heurte à la réalité où les investisseurs exigent des retours sur investissement et les entrepreneurs plus de transparence.
Les fonds d'investissement ont perdu le lien entre la liquidité réelle et les valorisations, particulièrement durant la période pré-Covid à Covid, où l'accès facile aux capitaux a attiré de nombreux nouveaux entrants. Bien que cela ait favorisé l'entrepreneuriat, de nombreux accords ont été passés avec des valorisations excessives, sans perspectives de sortie réalistes.
Les actifs latents ne sont pas des échecs. Ce sont des entreprises avec un produit réel et parfois rentables, mais non alignées sur le modèle classique du capital-risque. Elles se retrouvent avec des valorisations héritées de cycles passés et des équipes fondatrices souvent épuisées.
Dans le secteur du capital-risque, une tension persiste entre les récits de succès et d'échec.
Il est nécessaire d'introduire des pratiques telles que le M&A, le build-up, le restructuring et le secondaire, déjà courantes dans le private equity, pour offrir des solutions aux entreprises qui ne s'alignent pas sur le modèle du capital-risque traditionnel.
Les fonds expérimentés ont accès aux instruments sophistiqués, mais de nouveaux entrants spécialisés émergent pour traiter ces situations. Des fonds comme Rockby et HEXA Scale s'orientent vers des solutions de secondaire et d'accompagnement.
Les conseils d'administration doivent évoluer pour devenir des organes de décision et de stratégie, en alignant les intérêts des investisseurs et des fondateurs, et en professionnalisant leur fonctionnement avec des administrateurs indépendants.
Le marché européen nécessite des approches différentes de celles des États-Unis, avec un financement adapté à la consolidation et à l'adossement industriel. Il est crucial de mettre les bonnes entreprises dans les bonnes lignes d'investissement.
Pour plus d'informations, consultez DECODE VC sur Spotify et Apple Podcast .
D’après FrenchWeb.
