Le Tchad veut mieux rentabiliser son immense cheptel de dromadaires
Le Tchad possède le plus grand cheptel de dromadaires au monde, avec plus de 11 millions de têtes, selon les données de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de 2024. Cependant, ce potentiel économique est sous-exploité, car le pays…
Le Tchad possède le plus grand cheptel de dromadaires au monde, avec plus de 11 millions de têtes, selon les données de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de 2024. Cependant, ce potentiel économique est sous-exploité, car le pays ne bénéficie pas financièrement de cette richesse.
Développement de la Filière Viande et Lait
Le Projet d'appui à la productivité et à la compétitivité des chaînes de valeur de la viande et du lait au Tchad vise à professionnaliser ce secteur. Malgré le potentiel, le pays n'a pas encore réussi à structurer cette filière pour en tirer un revenu significatif.
Les troupeaux de dromadaires sont principalement exportés vivants vers des pays voisins tels que la Libye, le Soudan et l'Égypte, suivant une route caravanière historique. Cette exportation informelle échappe souvent au contrôle des autorités.
Le Tchad possède le plus grand cheptel de dromadaires au monde, avec plus de 11 millions de têtes, selon les données de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de 2024.
Le Tchad ne dispose que d'une seule ligne d'abattage pour ses 11 millions de dromadaires, ce qui illustre le retard du pays en matière d'infrastructure de transformation. Le gouvernement tchadien, en partenariat avec l'entreprise Arise, envisage de créer plusieurs zones industrielles pour développer le secteur.
Le Tchad cherche également à collaborer avec des partenaires internationaux, comme la Hongrie, pour développer un centre de recherche sur le lait de chamelle à N'Djamena. Ce projet pourrait conduire à la construction de fermes laitières, inspirées de l'expérience hongroise dans les Émirats arabes unis.
Le marché du lait de chamelle est prometteur, avec une estimation actuelle de 10,6 milliards de dollars, et des projections atteignant 15 milliards d'ici 2035. Le Tchad, qui est le dixième producteur mondial, pourrait ainsi valoriser davantage cette ressource sous-exploitée.
D’après Le Monde.
