Le prix du gaz européen s’envole de 50 % à cause de la guerre en Iran : des raffineries brûlent
Mise à jour au 2 mars 2026 : Le prix du gaz naturel liquéfié (GNL) européen a augmenté de plus de 50 % à la suite de l'annonce de QatarEnergy concernant l'arrêt de ses deux principaux sites de traitement, consécutivement à une attaque de drones. Le cours…
Mise à jour au 2 mars 2026 : Le prix du gaz naturel liquéfié (GNL) européen a augmenté de plus de 50 % à la suite de l'annonce de QatarEnergy concernant l'arrêt de ses deux principaux sites de traitement, consécutivement à une attaque de drones. Le cours du gaz liquéfié, qui avait déjà augmenté de 20 % dans la matinée pour atteindre 38 dollars, dépasse désormais les 47 dollars.
Concernant l'évolution des prix du pétrole, le Brent a augmenté de 9 % et le WTI de 7 %. Ces fluctuations sont influencées par les inquiétudes d'approvisionnement liées à la situation géopolitique actuelle. À noter que le prix du contrat TTF de gaz naturel avait atteint 350 dollars il y a trois ans, suite à l'invasion de l'Ukraine.
En ce qui concerne le gaz européen, une hausse de 22 % a été observée à l'ouverture des marchés sur le TTF néerlandais. Les exportations de GNL, notamment en provenance du Qatar, pourraient être affectées. Toutefois, une vague de froid en Europe pourrait également provoquer des fluctuations similaires.
Des tensions persistent dans la région du Golfe, avec des attaques récentes contre des navires et des installations pétrolières. L'Organisation maritime internationale a recommandé d'éviter la région, entraînant des ajustements de parcours des compagnies maritimes. En conséquence, les coûts d'assurance pour les navires traversant le détroit d'Ormuz ont augmenté, passant de 0,25 % à 0,375 % de la valeur des navires.
Le cours du gaz liquéfié, qui avait déjà augmenté de 20 % dans la matinée pour atteindre 38 dollars, dépasse désormais les 47 dollars.
Bien que l'Europe ne soit pas la plus dépendante du détroit d'Ormuz, avec une dépendance de 18 % comparée à d'autres pays comme la Chine (50 %) et le Japon (72 %), les perturbations dans la région continuent d'avoir des répercussions globales.
L'OPEP+ a décidé d'augmenter ses quotas de production à 206 000 barils par jour pour avril. Cependant, les experts estiment que la prime géopolitique pourrait persister, compte tenu de l'importance de la région dans l'approvisionnement énergétique mondial.
Cette situation pourrait également influencer les décisions politiques, notamment aux États-Unis, où l'impact sur le marché pétrolier est un sujet sensible.
D’après Presse-citron.
