Le patron de Leclerc promet une baisse de l’essence puis fait marche arrière : retour sur une belle bourde
Le détroit d'Ormuz est un corridor stratégique par lequel transite 20 % du pétrole mondial. Sa fermeture par l'Iran a provoqué une crise énergétique mondiale, influençant directement le coût du baril et, par conséquent, les prix des carburants en France.
Le détroit d'Ormuz est un corridor stratégique par lequel transite 20 % du pétrole mondial. Sa fermeture par l'Iran a provoqué une crise énergétique mondiale, influençant directement le coût du baril et, par conséquent, les prix des carburants en France.
Michel-Édouard Leclerc avait annoncé une réduction de 30 centimes par litre d'essence dans les 48 heures suivant son annonce, mais cette initiative a été compromise par la volatilité des marchés pétroliers due à la fermeture du détroit d'Ormuz. Initialement, une réduction de 23 centimes devait être appliquée, suivie de 7 centimes supplémentaires.
Cette réduction devait concerner les stations Leclerc ainsi que celles de Système U, Intermarché et Carrefour, avec une attention particulière sur le gazole. Toutefois, les fluctuations des marchés ont rendu cette promesse difficile à tenir.
Le prix du baril a montré une forte volatilité, atteignant brièvement 116 dollars le 9 mars avant de redescendre autour de 89 dollars. Michel-Édouard Leclerc a reconnu qu'une opération « moins 30 centimes sur les carburants » n'était pas réalisable dans ce contexte. Malgré cela, les stations Leclerc restent parmi les moins chères, avec des prix inférieurs de 5 à 7,5 centimes à la moyenne nationale selon le type de carburant.
Le détroit d'Ormuz est un corridor stratégique par lequel transite 20 % du pétrole mondial.
Conséquences pour l'Industrie Pétrochimique
La fermeture du détroit d'Ormuz affecte également le naphta, une matière première essentielle pour l'industrie pétrochimique mondiale. Cela pourrait entraîner une augmentation des prix pour une large gamme de produits, y compris les plastiques, les médicaments, les textiles synthétiques, les cosmétiques, les peintures et le caoutchouc, qui dépendent tous de cette ressource.
Bien que l'impact ne soit pas immédiat, il est estimé que les effets sur les prix deviendront visibles dans environ deux mois, au fur et à mesure que l'augmentation se répercute le long des chaînes de production.
Michel-Édouard Leclerc a annoncé une baisse de 30 centimes par litre de carburant, mais la volatilité du marché pétrolier, en lien avec la fermeture du détroit d'Ormuz, l'a empêché de la mettre en œuvre. L'impact va au-delà des carburants, touchant toute l'industrie pétrochimique mondiale. Les consommateurs devraient ressentir l'impact sur les prix dans environ deux mois, le temps que la hausse se propage à travers les chaînes de production.
D’après Presse-citron.
