Le Parlement slovaque adopte un amendement constitutionnel anti-LGBT+
Le Parlement slovaque a adopté, le vendredi 26 septembre, un amendement constitutionnel qui limite les droits des personnes LGBT+ et donne la primauté au droit national sur le droit européen. Le texte restreint les droits des couples de même sexe et…
Le Parlement slovaque a adopté, le vendredi 26 septembre, un amendement constitutionnel qui limite les droits des personnes LGBT+ et donne la primauté au droit national sur le droit européen. Le texte restreint les droits des couples de même sexe et complique le changement de genre pour les personnes intersexuées. Il a été approuvé par 90 députés sur les 99 présents, l'opposition n'ayant pas participé au vote.
M. Fico, Premier ministre slovaque, a exprimé sa satisfaction, déclarant que cette réforme est une réponse aux défis posés par les sociétés occidentales. Selon lui, sur les questions éthiques fondamentales, le droit national doit prévaloir sur le droit international.
Michal Simecka, chef du parti d'opposition Slovaquie progressiste, a critiqué ce vote en le qualifiant de « honteux ». Il a également exprimé ses inquiétudes quant aux répercussions possibles de cet amendement sur la place de la Slovaquie au sein de l'Union européenne.
Le Parlement slovaque a adopté, le vendredi 26 septembre, un amendement constitutionnel qui limite les droits des personnes LGBT+ et donne la primauté au droit national sur le droit européen.
Selon le texte de l'amendement, la Slovaquie maintient sa souveraineté dans les domaines de l'identité nationale, de la santé, de la science, de l'éducation et de l'état civil. L'adoption est réservée aux couples hétérosexuels mariés, l'éducation sexuelle ne peut être dispensée sans le consentement du représentant légal, et la gestation pour autrui est interdite. La République slovaque reconnaît uniquement le sexe masculin et féminin.
La Slovaquie, membre de l'Union européenne depuis 2004, s'est engagée à respecter les droits fondamentaux lors de son adhésion. La Commission de Venise, un organe consultatif du Conseil de l'Europe, a mis en garde contre cet amendement, soulignant que les États ne devraient pas créer de conflit entre des questions culturelles et les traités internationaux.
Lors d'un précédent mandat en 2014, Robert Fico avait déjà fait inscrire dans la Constitution que le mariage est une union exclusive entre un homme et une femme. Depuis son retour au pouvoir fin 2023, il a également supprimé les financements aux associations de défense des droits des minorités sexuelles et de genre.
D’après Le Monde.
