Le Parlement européen adopte des règles plus strictes contre la pollution aux microplastiques
Le Parlement européen a officiellement adopté un règlement le jeudi 23 octobre 2025, visant à renforcer les mesures contre les microplastiques en ciblant les granulés plastiques industriels (GPI), utilisés dans la fabrication de divers objets en…
Le Parlement européen a officiellement adopté un règlement le jeudi 23 octobre 2025, visant à renforcer les mesures contre les microplastiques en ciblant les granulés plastiques industriels (GPI), utilisés dans la fabrication de divers objets en plastique.
Le texte élargit la responsabilité des pertes de GPI dans l'environnement aux transporteurs. Il a été adopté sans amendement ni motion de rejet lors de la séance plénière, après avoir été validé par une commission parlementaire. Les GPI, produits par l'industrie pétrochimique, sont transportés par bateaux ou camions pour être transformés en objets. Chaque année, l'Union européenne (UE) enregistre une perte de plusieurs dizaines de milliers de tonnes, entre 52 000 et 180 000 tonnes en 2019, selon la Commission européenne, ce qui entraîne une pollution des mers et des sols.
Une avancée majeure du règlement est l'inclusion du transport maritime, désormais soumis à ces règles. Les armateurs doivent emballer les granulés dans des containers appropriés et étiquetés. En cas de perte, ils doivent alerter les services d'urgence et estimer la quantité de microplastiques déversés dans les 30 jours. Toutes les entreprises transportant plus de cinq tonnes de microplastiques par an dans l'UE doivent se conformer au règlement dans un délai de deux ans pour le transport terrestre et trois ans pour le maritime.
Le texte élargit la responsabilité des pertes de GPI dans l'environnement aux transporteurs.
Les entreprises devront établir des plans d'évaluation des risques et effectuer des opérations de nettoyage si nécessaire. Celles produisant ou transportant plus de 1 500 tonnes par an doivent obtenir une certification indépendante dans les cinq ans suivant l'entrée en vigueur du texte.
D’après Le Monde.
