Le Liban vote l'abolition de la peine de mort après deux décennies de moratoire
La Chambre des députés a adopté à la majorité la suppression de la peine capitale mardi, répondant aux attentes de longue date de la société civile libanaise.

La Chambre des députés libanaise a franchi une étape historique ce mardi en votant, à la majorité, l'abolition de la peine de mort. Cette décision législative marque l'aboutissement d'un processus entamé il y a plus de trente ans par les militants des droits humains. Bien que le pays n'ait plus procédé à aucune exécution depuis 2004, la peine capitale demeurait inscrite dans l'arsenal juridique national, créant une incertitude juridique pour les détenus condamnés.
Le vote des parlementaires met un terme définitif à un combat mené sans relâche depuis les années 1990 par des organisations de la société civile. Selon les informations rapportées par Le Monde Proche-Orient, ces acteurs militaient pour que le Liban s'aligne sur les standards internationaux en matière de droits de l'homme, en transformant le moratoire de fait, en vigueur depuis vingt-deux ans, en une suppression légale totale.
Un impact direct pour quatre-vingt-cinq condamnés
L'adoption de ce texte par les députés libanais entraîne des conséquences immédiates pour la population carcérale. Au moment du vote, les prisons libanaises comptaient encore 85 personnes condamnées à la peine capitale. Pour ces individus, cette réforme législative signifie la fin de l'attente dans les couloirs de la mort et une commutation automatique de leur peine, bien que le fonctionnement global de l'institution judiciaire reste sujet à débat.
La Chambre des députés libanaise a franchi une étape historique ce mardi en votant, à la majorité, l'abolition de la peine de mort.
Si la portée symbolique de cette mesure est jugée importante par les observateurs, elle intervient dans un contexte où la justice libanaise fait face à des critiques régulières. L'abolition est perçue comme un signal fort envoyé à la communauté internationale, reflétant une volonté de modernisation législative malgré les difficultés structurelles persistantes au sein des tribunaux du pays. Cette réforme ancre désormais le Liban parmi les nations ayant officiellement renoncé au châtiment suprême.
D’après Le Monde Proche-Orient.


