Le jeûne intermittent est-il aussi bénéfique qu’on le croit ?
Le jeûne intermittent, une pratique alimentaire consistant à alterner des périodes de prise alimentaire avec des phases de repos digestif, a récemment été étudié par une équipe du DIfE (Institut allemand de nutrition humaine). Cette étude, publiée le 29…
Le jeûne intermittent, une pratique alimentaire consistant à alterner des périodes de prise alimentaire avec des phases de repos digestif, a récemment été étudié par une équipe du DIfE (Institut allemand de nutrition humaine). Cette étude, publiée le 29 octobre dans Science Translational Medicine , a examiné l'impact de cette pratique sur le métabolisme et la perte de poids.
L'étude a impliqué 31 femmes en surpoids ou obèses, réparties en deux groupes avec des fenêtres alimentaires distinctes : 8 h à 16 h pour le premier groupe et 13 h à 21 h pour le second. Le protocole a été conçu pour être isocalorique, c'est-à-dire que les participantes consommaient le même nombre de calories qu'à leur habitude, permettant ainsi de tester l'effet de la variable temporelle seule sur le métabolisme.
Les résultats n'ont pas montré de changements significatifs dans les indicateurs métaboliques tels que la glycémie ou le cholestérol. Les chercheurs ont conclu que les effets bénéfiques précédemment attribués au jeûne intermittent pourraient être dus à la restriction calorique plutôt qu'à la structure temporelle de l'alimentation.
Le jeûne intermittent, une pratique alimentaire consistant à alterner des périodes de prise alimentaire avec des phases de repos digestif, a récemment été étudié par une équipe du DIfE (Institut allemand de nutrition humaine).
En revanche, l'étude a mis en évidence l'impact des horaires de repas sur les rythmes circadiens. Les variations de l'heure des repas ont décalé la réponse métabolique des participantes, soulignant le rôle de la chrono-alimentation. Une consommation tardive des repas perturbe les cycles de récupération nocturne et de régénération cellulaire, sans affecter le stockage des graisses.
Les chercheurs recommandent de considérer le jeûne intermittent comme un cadre disciplinaire et non comme une solution miracle. Pour une gestion efficace du poids et de la santé métabolique, il est essentiel de prendre en compte à la fois l'apport calorique et la qualité nutritionnelle des aliments.
Le jeûne intermittent ne remplace pas une alimentation équilibrée. Les effets bénéfiques peuvent être attribués à une réduction calorique. L'heure des repas influence le métabolisme, mais la qualité et la quantité des aliments sont essentielles.
D’après Presse-citron.
