Le gouvernement va limiter le crédit conso : trop de Français sont surendettés
Le crédit à la consommation est de plus en plus utilisé comme un outil de gestion budgétaire, souvent proposé par de nombreuses fintechs et banques en ligne. Cependant, cette pratique a entraîné un risque accru de surendettement parmi les ménages.
Le crédit à la consommation est de plus en plus utilisé comme un outil de gestion budgétaire, souvent proposé par de nombreuses fintechs et banques en ligne. Cependant, cette pratique a entraîné un risque accru de surendettement parmi les ménages.
Le gouvernement français a décidé de renforcer la réglementation en adoptant une directive européenne. L'ordonnance vise à assurer une meilleure protection des emprunteurs, réduire le risque de surendettement et harmoniser les normes applicables , selon le Compte rendu du Conseil des Ministres du 3 septembre .
Crédit à la consommation : Changements pour 2026
L'ordonnance élargit la définition du crédit à la consommation pour inclure les crédits sans frais ni intérêt , les crédits de moins de 200 euros , les paiements fractionnés et différés , ainsi que les prêts jusqu'à 100 000 €, et les contrats de location avec option d'achat. L'objectif est d' éviter toute faille dans la protection des emprunteurs .
Les règles de conduite des prêteurs deviennent plus strictes. Le champ des publicités interdites est étendu pour éviter de promouvoir la facilité d'obtention de crédit. Les exigences en matière d'analyse de solvabilité sont renforcées, obligeant une vérification plus rigoureuse de la capacité de remboursement des emprunteurs.
Le crédit à la consommation est de plus en plus utilisé comme un outil de gestion budgétaire, souvent proposé par de nombreuses fintechs et banques en ligne.
Les prêteurs doivent proposer des options de renégociation en cas de difficultés financières, orienter gratuitement les clients vers des services de conseil à l'endettement, et encadrer l'utilisation de traitements automatisés pour éviter les décisions irrationnelles .
Concernant les droits des ménages, l'ordonnance allonge le délai de rétractation en cas d'information insuffisante par le prêteur. En cas de remboursement anticipé, l'emprunteur a droit à une réduction du coût du crédit, incluant les frais imposés par le prêteur.
L'État renforce la régulation du crédit à la consommation pour limiter le surendettement. Les micro-prêts, paiements fractionnés, et locations avec option d'achat sont soumis aux mêmes contrôles que les crédits classiques. Ces mesures freinent certains abus, mais ne résolvent pas la fragilité financière croissante des ménages.
D’après Presse-citron.
